Au grand dam des filles c’est encore un lever matinal (6h). Nous partons sur l’ île de Deft et l’heure du départ du bateau est un peu mystérieuse. D’après la personne de notre hôtel pas de problème il y a régulièrement des ferry. Par contre sur internet c’est indiqué un le matin, un l’après midi. Et question horaires, je vois plein d’heures différentes mais souvent c’est 8h qui revient. J’ai réservé un taxi pour 6h30 la veille. Personne n’est là quand on descend devant l’hôtel. Je vérifie sur l’application en fait j’avais réservé pour 6:30 pm donc 18h30. Je lance une nouvelle réservation. On finit par partir à 6h45.
On arrive sur le quai d’embarquement 1h plus tard.
Il y a déjà du monde. Le ferry est en mer et va bientôt accoster.
C’est le bazar, pas de queue claire des gens qui doublent, tout le monde se tasse sur une barrière ; ce n’est pas sûr que tout le monde puisse embarquer ! Une annonce est faite. En tamoul. On ne comprend rien. Les gens semblent se séparer, on comprend qu’il y a 3 queues. Mais laquelle est pour nous ?
On demande en anglais. Tout à droite c’est pour une autre destination. À gauche ce sont les locaux qui habitent sur l’île et au milieu les autres.
8h30 l’embarquement commence. D’abord les locaux. Puis c’est notre file. On stresse pour savoir s’il y aura assez de place. C’est bon on monte. Enfin, je devrais plutôt dire on descend puisque on a des sièges en soute.
Au départ ça va. Les écoutilles sont ouvertes sur deux côtés. Mais à 9h , on part et ils ferment ! On passe en mode four thermostat 7. Julie est toute stressée. On a l’impression d’être dans un convoi de migrants. Elle cherche où sont les gilets de sauvetage car le bateau n’inspire pas grande confiance. Au bout de 15 minutes ça secoue de plus en plus fort et Julie monte prendre un sac plastique. Je l’accompagne sur la coursive. Au moins il y a de l’air là haut. Elle ne vomit pas mais 3 minutes plus tard Mathilde vient me chercher. Céline fait une crise de tétanie. Elle a le corps paralysé surtout au niveau main bras et jambes. Elle se met à transpirer à grosses gouttes. Elle dégouline. Je l’ai jamais vu trempée comme ça. Ça dure 15 minutes. J’arrive à lui écarter les doigts. Mais là elle passe en mode vomi. Les gens autour de nous sont très gentils. Ils m’ont laissé leur place pour que je sois avec elle et il y en a un qui essaie de la ventiler avec notre guide touristique. Mathilde est montée pour s’occuper de Julie. Céline se sent trop faible pour bouger.
Enfin au bout d’une heure de traversée on arrive. On demande comment ça se passe pour payer la traversée car pour le moment nous n’avons rien payer et là on nous explique que c’est gratuit. Céline arrive finalement à se lever et sort avec nous dans les premiers du bateau.
J’avais prévu une autre sortie bateau dans 2 jours on va peut être changer nos plans...
À l’arrivée comme partout ici on contrôle nos passeports. Puis on prend deux tuktuks pour visiter l’île et ses 10 points d’intérêts. Un pigeonnier, un fort, une cour, un baobab etc…
Bon la nature est belle mais question monuments ce sont juste des ruines d’anciens petits avant poste hollandais.
On finira la visite par un pique nique sur la plage. Nous sommes seuls. On trouve un emplacement ombragé, le sable est blanc, l’eau vert turquoise. L’eau est très chaude et on se trempe les pieds.
On prend le bateau retour de 15h . On est parmi les premiers non locaux à entrer. Les filles arrivent à négocier pour rester à l’étage. Elles n’ont pas de siège mais auront de l’air . Je vais en soute. Four thermostat 8. Mais je reste sur un siège collé à l’échelle pour pouvoir être appelé par les filles et monter si besoin.
Le trajet retour se passe bien.
On prend le bus. C’est une première, on s’en souviendra. On est assis. Étrangement 3 chapelets avec des croix sont suspendus sur le pare-brise. La musique est à fond. Le bus démarre et on a un aperçu de ce que ressentent les pilotes de rallyes. Il klaxonne en quasi permanence et fonce en forçant le passage.
La route est défoncée . Pas grave avec suffisamment de vitesse on va voler au dessus des ornières!
Un tuktuk ou une voiture devant nous. Pas grave un coup de klaxonne et l’autre a intérêt à faire les bordures.
À l’aller on a fait le même trajet et notre chauffeur passait la première par endroits pour contourner les trou de la chaussée.
Pendant cette escapade sur l’île de Deft, on a fait une belle rencontre avec une famille Sri Lankaise, 2 parents avec les 2 garçons adultes. Nous avons pas mal discuté et ils nous ont donné des desserts à base de noix de coco râpé conservés dans des feuilles de « kanda » c’était très bon.
De retour à Jaffna, nous décidons d’aller voir le coucher du soleil à Pedro Point à 30 km au nord, le long de la côte. On réserve donc un taxi, et ce sera notre plus mauvaise expérience, il n’est pas très arrangeant, ne parle quasiment pas anglais et va percuter un scooter au moment de repartir de la station essence. Tout ça pour ne pas voir de coucher de soleil car le ciel est voilé et l’endroit plus au nord qu’à l’ouest. Bref on revient sur Jaffna et pour nous remettre de nos émotions allons de nouveau chez pizza Hut avant de rentrer à pieds à l’hôtel et nous couher à 22h15, bien fatigués de notre journée!
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2 commentaires:
Quelle journée avec son lot de surprise
Des souvenirs à la pelle. Nous constatons que Céline et Julie ont du mal avec les transports. Il ne faut pas prendre l habitude de manger chez pizza ut et nous ramener des recettes locales
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