Ce matin notre chauffeur est à l’heure ! Par contre la voiture est un peu petite. C’est un van 5 places + chauffeur. Mais nos bagages prennent deux places entières. Résultat, je monte à l’avant mais les files se tassent à 3 sur deux sièges.
La route est très belle, les paysages vallonnés, la terre rouge et dessus le vert des plantations de thé. Notre chauffeur s’arrête même plusieurs fois pour qu’on fasse des photos. La température chute, il fait frais et on a des averses éparses.
Le chauffeur est vraiment très bien, voiture propre, il parle bien anglais, il roule prudemment. Peut-être un peu trop car le trajet dure une heure de plus que prévu et nous arrivons à 13h à notre hôtel.
Le propriétaire est là pour nous accueillir et il est du genre envahissant. Il m’a appelé hier à 21h30 quand j’ai réservé. Ce matin dans la voiture il m’a appelé pour savoir quand nous arriverions et comme nous étions en retard il m’a rappelé. Il nous fait le tour de l’appartement, nous explique qu’il a été très peiné par le dernier commentaire reçu sur booking. Bref il est un peu « collant » mais est très serviable. On part dans son tuktuk visiter une fabrique de thé.
Ce qu’on n’avait pas prévu c’est que son tuktuk n’avance pas. On est très chargé à 5 dedans, et ce sont des routes de montagne. Résultat dans les grandes pentes, notre vitesse chute et on pourrait aller plus vite à pied !
On met une heure à arriver à la fabrique qui est à une vingtaine de kilomètre de notre hébergement..
Dès qu’on entre on est pris par l’odeur. Une odeur moite qui sent bien sûr le thé ! On fait la visite guidée en français. Français c’est la théorie. C’est simple au début je pensais que je ne comprenais pas son anglais, mais en fait elle s’exprimait en français.
On nous explique comment sont produits les thés blancs, dorés, verts et noirs. On voit les différentes machines pour la fermentation le séchage, la séparation des feuilles suivant leur taille.
Ce qui marque c’est la vétusté des méthodes. On pourrait être un siècle en arrière. Ici le thé est exclusivement récolté à la main (et que par des femmes). Les machines sont des antiquités : de vieux moteurs qui entrainent des courroies, des tremis qui tressautent pour trier les feuilles.
On finit par une dégustation.
Nous allons ensuite dans le centre. Le monument le plus célèbre est la poste. Le style est anglais, et on surnomme parfois cette région la petite Angleterre. Céline, un peu perfide, suggère que ce n’est pas à cause de l’architecture mais plutôt à cause du climat. Car on a eu des averses, et pour la première fois du voyage on a nos gilets polaires. Les enfants ont même des bonnets.
Côté poste c’est un peu décevant car elle est en rénovation et des échafaudages nous masquent la vue. On finit la soirée dans un pub. Il y a des poêles à bois un peu partout disséminés et ils sont tous en fonctionnement. L’ambiance est sympa mais très occidentale, on ne voit pas un seul srilankais attablé.
Ce soir, on n’a pas de climatisation mais on met deux couvertures !








