Nous reprenons le même chauffeur que la veille. Le trajet, censé durer 2h, en dure finalement 3 et on arrive à Colombo (la capitale et notre dernière étape) vers 12h. On discute avec le chauffeur sur le trajet et notamment du tsunami du 26 décembre 2004 car plusieurs endroits qu’on traverse ont été submergés à l’époque. Il a d’ailleurs perdu sa mère à cette occasion là, et nous a expliqué qu’il a dû grimper à un cocotier quand les eaux sont montées.
J’ai pris un hôtel haut de gamme. Un 4*. Piscine, bar sur le toit. Chambre au dernier étage avec vue sur la mer. Sur le papier c’est le luxe. Mais en fait on n’est pas impressionné par l’hôtel, à part par le prix de la chambre. On est déçu. La chambre est bien mais il y a un trou sous la climatisation, les draps sont élimés.
On déjeune sur au « Sky bar », le restaurant panoramique sur le toit de l’hôtel. C’est un peu la même déception, c’est pas très propre, des fils qui pendent, une carte limitée.

En début d’après-midi on part pour visiter le centre de Colombo. On décide d’y aller en train, car il y a une station proche. On se fait héler des la sortie de l’hôtel par un chauffeur de tuktuk. Je lui dis non. Céline avance. Il insiste. Je lui dit que je vais prendre le train. Pas de train aujourd’hui d’après lui.
Comme Céline trace le chemin devant moi, je laisse le chauffeur et je rattrape Céline. Le tuktuk me pourchasse, revient à ma hauteur et insiste. Le prochain train va à Galle et pas à Colombo. Céline avance toujours, je la rattrape. Elle me dit qu’elle a demandé à l’accueil de l’hôtel qui lui a dit de prendre le train.
On continue, et juste quand on est en face de la station un nouveau chauffeur, nous crie qu’il n’y a pas de train.
Pourtant sur le quai on voit 3 personnes. On avance jusqu’à trouver le guichet.
Il y a des trains, le prochain arrive dans 15 minutes et il est bien destination Colombo centre. Prix des tickets pour 4 : 20 roupies par personne soit 6 centimes d'euros
À noter: ne pas faire confiance aux tuktuk à Colombo.
On monte dans le train. C’est l’équivalent d’un RER parisien, mais version très décrépi. Un pauvre ventilateur rouillé essaie péniblement de rafraichir l’atmosphère. La voie de chemin de fer longe la mer. On se fait interpeller par deux mendiants dans le train. Décidément nos premières impressions de Colombo ne sont pas bonnes.
3 arrêts plus loin on descend.
On attaque la visite du quartier du fort, où se trouve le palais du président, différents ministères et quelques hôtels haut de gamme (et donc mieux que le notre :-( ).
Presidential secretariat
Sambodhi Chaithya
Il fait une chaleur moite, et la visite n’est pas très intéressante.
On finit par entrer dans le musée de la monnaie. Il est fermé mais on nous autorise à accéder au hall qui contient le plus haut lustre de toute l’Asie. Enfin quelque chose de sympa à voir.
On quitte ensuite le quartier du Fort pour le quartier Pettah. L’ambiance est complètement différente. On quitte les grands buildings, les artères sans âme pour un quartier beaucoup plus animé, plus vivant et plus local.
Ici, pleins de petites boutiques, c’est salle, c’est bordélique, mais c’est vivant et franchement ça me plait beaucoup plus. On passe devant une jolie mosquée, on traverse un marché et on continue jusqu’à un temple hindou.
Mosquée Jami Ul Alfar
Old Kathiresan Kovil
C’est un peu le même choc qu’à Jaffna. Au nord de l’île, on avait été marqué par l’ambiance mystique, la ferveur des gens, la musique. Ici, on a un peu la même ambiance, mais c’est le lieu qui nous porte. Le temple est très sombre. Tout est sculpté dans la pierre. Au plafond des lucarnes étroites laissent passer d’étroites lames de lumière. Des lampes suspendues parachèvent l’éclairage.
On se croirait dans le temple maudit d’Indiana jones. Des statues de pierres, de longs corridors. Et la musique. Ici aussi la musique lancinante, envoutante. C’est vraiment extraordinaire. Malheureusement aucune photo n’est autorisée et vous ne verrez donc pas l’intérieur.
Sri Ponnambala Vanesvara Kovil
On rentre en tuktuk vers 18h30. Le jour se couche, et on décide de manger à nouveau sur le rooftop de l’hôtel. L’ambiance est plus sympa de nuit. L’obscurité masque les défauts, et ne reste que l’éclairage, la musique et l’ambiance. Par contre la tradition srilankaise de ne pas être efficace dans les restaurants continue d’être respectée. On passe 2h au restaurant alors que nous avons chacun juste commandé un seul plat.
22h on attend un bip fort dans le couloir. Il se répète à intervalle régulier. Je sors dans le couloir et je vois aussi une lumière rouge qui clignote. C’est l’alarme incendie mais version soft. On l’entend mais ce n’est pas la version en continue. Je demande à tous le monde de s’habiller (on était tous en pyjama). Je prend l’argent, la carte bleu. Céline récupère les passeports et Mathilde prend ses doudous !
On descend les escaliers (on est au 8ème). Arrivés au premier, on croise un groupe de français qui remontent. Fausse alerte, c’est un client qui a fumé dans sa chambre.
4h du matin, à nouveau l’alarme. Cette fois seule Céline descend et revient très rapidement. C’est toujours la même personne qui a à nouveau fumé dans sa chambre.