mardi 28 juillet 2026

2026-07-27 Nuwara Eliya

 Ce matin notre chauffeur est à l’heure ! Par contre la voiture est un peu petite. C’est un van 5 places + chauffeur. Mais nos bagages prennent deux places entières. Résultat, je monte à l’avant mais les files se tassent à 3 sur deux sièges. 


 

La route est très belle, les paysages vallonnés, la terre rouge et dessus le vert des plantations de thé. Notre chauffeur s’arrête même plusieurs fois pour qu’on fasse des photos. La température chute, il fait frais et on a des averses éparses.




Le chauffeur est vraiment très bien, voiture propre, il parle bien anglais, il roule prudemment. Peut-être un peu trop car le trajet dure une heure de plus que prévu et nous arrivons à 13h à notre hôtel.
Le propriétaire est là pour nous accueillir et il est du genre envahissant. Il m’a appelé hier à 21h30 quand j’ai réservé. Ce matin dans la voiture il m’a appelé pour savoir quand nous arriverions et comme nous étions en retard il m’a rappelé. Il nous fait le tour de l’appartement, nous explique qu’il a été très peiné par le dernier commentaire reçu sur booking. Bref il est un peu « collant » mais est très serviable. On part dans son tuktuk visiter une fabrique de thé. 
Ce qu’on n’avait pas prévu c’est que son tuktuk n’avance pas. On est très chargé à 5 dedans, et ce sont des routes de montagne. Résultat dans les grandes pentes, notre vitesse chute et on pourrait aller plus vite à pied !
On met une heure à arriver à la fabrique qui est à une vingtaine de kilomètre de notre hébergement.. 






Dès qu’on entre on est pris par l’odeur. Une odeur moite qui sent bien sûr le thé ! On fait la visite guidée en français. Français c’est la théorie. C’est simple au début je pensais que je ne comprenais pas son anglais, mais en fait elle s’exprimait en français.
On nous explique comment sont produits les thés blancs, dorés, verts et noirs. On voit les différentes machines pour la fermentation le séchage, la séparation des feuilles suivant leur taille. 
Ce qui marque c’est la vétusté des méthodes. On pourrait être un siècle en arrière. Ici le thé est exclusivement récolté à la main (et que par des femmes). Les machines sont des antiquités : de vieux moteurs qui entrainent des courroies, des tremis qui tressautent pour trier les feuilles.
On finit par une dégustation.
Nous allons ensuite dans le centre. Le monument le plus célèbre est la poste. Le style est anglais, et on surnomme parfois cette région la petite Angleterre. Céline, un peu perfide, suggère que ce n’est pas à cause de l’architecture mais plutôt à cause du climat. Car on a eu des averses, et pour la première fois du voyage on a nos gilets polaires. Les enfants ont même des bonnets.




Côté poste c’est un peu décevant car elle est en rénovation et des échafaudages nous masquent la vue. On finit la soirée dans un pub. Il y a des poêles à bois un peu partout disséminés et ils sont tous en fonctionnement. L’ambiance est sympa mais très occidentale, on ne voit pas un seul srilankais attablé.
Ce soir, on n’a pas de climatisation mais on met deux couvertures !


 

2026-07-26 Knuckles mountain

Nuit difficile pour Julie et Céline. Julie stressait qu’il y ait des sangsues dans la chambre et Céline stressait à cause des croassements des grenouilles qui semblaient venir de l'intérieur de la chambre et de la possibilité que l'une d'entre elles sautent sur Julie. Nous l'aurions définitivement perdue
Ce matin il pleuviote style crachin breton. On met tous des guêtres car qui dit humidité dit sangsues. 


D’ailleurs on a trouvé pourquoi Julie a été mordue malgré ses guêtres. Elle a un pantalon dont le bas se dezippe et il y a un trou d’environ 2 cm à la jonction. Du coup elle demande à ce qu’on mette du produit enti-sangsue à cet endroit. La pluie s’arrête assez rapidement et on se promène sur un parcours plat au milieu des plantations de thé. C’est vallonné et très beau.




Notre premier arrêt est une baignade. L’eau est translucide et froide ! Mathilde va sauter du haut d’un rocher à 4m de hauteur tandis que les autres y allons par le rivage. Dans l’eau on se fait attaquer par des poissons ! Ils font 3, 4 cm et viennent nous manger les peaux mortes. Ça chatouille trop, je ne supporte pas tandis que Céline et Mathilde restent zen et se font mâchouiller par une dizaine de poissons chacune.





On repart. Le parcours est vraiment tranquille et on a le chien du camping qui nous suit tout le parcours. Forcément Mathilde lui donne à manger et le caresse à chaque pause.



On mange chez une famille qui nous sert un buffet avec un assortiment de plats. Le guide ne comprend pas quand on lui explique que certains sont épicés. Lui ne sent rien .
On finit par une nouvelle baignade au pied d’une petite cascade et c’est le trajet retour vers Kandy.


 

On apprécie tous de prendre une douche chaude en rentrant à l'hôtel!


lundi 27 juillet 2026

2026-07-25 Sangsue

Voici le récit de la découverte de la morsure par sangsue de Julie par les différents personnes présentes :

 
Point de vue de Gabriel 
Je suis à la douche, plein de savon. J’entends un hurlement. Suivis de cris de panique. C’est Julie. Céline essaie de la calmer. Puis un bruit de porte et les voix de nos guides. Les cris s’arrêtent. 
 
Point de vue de Céline 
Je suis dans la chambre en train d’enlever mes chaussures quand Julie  dit : "il y a une sangsue par terre ça doit venir de moi" et moi de lui dire "non ça doit être Papa quand il s’est changé. Julie enlève son pantalon et là je vois une énorme flaque de sang sur sa cuisse et j’entends le hurlement de Julie. Je l’ai prise dans mes bras pour la calmer et qu’elle ne voit plus sa jambe, j’ai demandé à Mathilde de m’aider à allonger Julie car elle ne se sentait pas bien. Les guides ont tapé à la porte pour savoir si tout allait bien. Mathilde a dit non ne rentrait pas, car Julie était en petite culotte mais j’ai dit si si on a besoin d’eux. On a enroulé Julie dans une couverture et les guides sont rentrés avec leur spray. Ils ont finalement été soulagé de voir que c’était une sangsue.


Point de vue Julie
Donc je commence à enlever mes guêtres, parce qu’en fait tout le monde me voyait comme une folle pour avoir mis des guêtres alors qu’au final c’était clairement nécessaire. 
J’enlève mes chaussettes et là je me rends compte de quoi… Une énorme sangsue sur le sol, là je commence un petit peu à paniquer, donc je signale la sangsue aux occupants de la pièce tout en paniquant. 


Je me dis qu’elle a dû venir de moi mais je pensais pas qu’elle était sur ma peau, je pensais vraiment qu’elle devait être à l’extérieur de mon pantalon. Donc voilà je me dépêche de me déshabiller, j’enlève mon pantalon, je baisse les yeux et là… je vois un énorme trou dans ma jambe d’environ 10 cm de diamètre. j’ai cru que la sangsue avait grignoté ma chair. 
Donc là je hurle mais vraiment je hurle de panique. Papa était à la douche. Au final lui il est resté dans la douche donc je hurle et je commence à pas me sentir bien parce que je suis en mode "mais qu’est-ce qui m’arrive et je vais mourir peut-être là." 
On m’allonge y a des gens, ils débarquent dans la chambre alors qu’ils étaient au moins à 100 m, ça veut dire qu’ils m’ont vraiment entendu hurler. 
Maman m’allonge et essaye de me rassurer en répétant en boucle "respire ça va aller". Moi je savais qu’en vrai c’était pas grave enfin après j’ai réalisé ça quand le gars il a commencé à me dire que c’est  du sang séché. il y avait beaucoup de sang frais mais au final j’ai juste un petit trou dans la peau donc je commence à m’en rendre compte. J’essaie de respirer parce que déjà le souffle c’est compliqué et au final je pleure, je pleure je pleure toute la soirée. 
Je pleure à cause du traumatisme mais je sais que ça va, que je vais m’en sortir. J’ai pas réussi à m’endormir avant très très longtemps parce que je ne voyais que de la jungle et des sangsues autour de moi mais là c’est bon je m’en suis remise. 


Sang sur l'intérieur de pantalon de Julie qui donne une idée de la tâche de sang sur sa jambe :




2026-06-25 Knuckles mountain

Nous avons réservé un guide pour nous faire découvrir les knuckles mountains. 2 jours de randonnées et donc une nuit à la montagne en camping.
Départ 7h30, on roule un peu plus de 2h. Sur la fin du trajet, on longe des plantations de thé. 
Nous portons tous un sac à dos. Pour les filles, leurs vêtements (tenue pour la nuit, veste) et pour les grands la logistique : appareil photo, batterie, trousse de secours, un peu de nourriture et produit anti-sangsue (on en reparlera !)
On nous distribue à chacun un panier repas et une bouteille d’eau. Nous avons choisi de nous attaquer au sommet. Il est 10h on attaque la randonnée.
Nous avons deux guides avec nous. Le premier parle très bien anglais et un peu français. Il est devant et connaît très bien toutes les plantes. Le deuxième se place en dernière position, parle moins bien anglais mais a un très bon œil pour repérer les oiseaux et les traces d’animaux.
Ça commence très dur. 45 minutes d’ascension hyper raide. On gagne 200m de dénivelé. On remonte une piste où les rochers font des marches. Mais des marches irrégulières mal taillées et surtout trop hautes. C’est difficile. Julie et Céline intervertissent leurs sacs, et deux groupes se forment. Les jeunes devant , les plus expérimentés derrière. Et ce qui complique notre tâche c’est la chaleur moite. Nous sommes dans une « cloud forest ». On est dans un nuage ! 
La portion suivante est plus tranquille et on on s’arrête souvent pour voir les fleurs , des oiseaux ou des lézards. 


 

Les guides donnent des guêtres aux filles car on arrive dans une zone avec beaucoup de sangsues. Ils ont aussi un produit en spray qu’ils vaporisent sur nos pieds. Mais comme le soleil s’est levé on en voit peu.
Un peu plus tard c’est moi qui ai droit à la première morsure au niveau de la cheville. Le guide la voit , un coup de spray et me l’enlève. Elle m’a piqué mais je n’ai rien senti. La seule preuve c’est la tache de sang sur ma chaussure.




À 13h on est au pied de la dernière ascension. Pause repas du riz des légumes. Et bien sûr un des accompagnements est piégé avec une sauce piquante.
On voit le sommet. On a encore 350m de dénivelé. Le guide annonce que c’est très raide et dit à Céline qu’elle peut nous attendre ici si elle veut. La confiance règne…
L’ascension est vraiment très très raide. On doit se servir des mains, s’agripper à des arbres pour réussir à se hisser. Julie est très à l’aise et trace en tête. Les autres montent à leur rythme. 
À 14h45 on arrive enfin tous au sommet. On a de la chance le brouillard qui a recouvert le sommet une bonne partie de la matinée s’est dissipé et on a une superbe vue.



15h15 on commence la descente et on refait le même trajet. Le guide indique qu’il nous faudra environ 4h pour arriver au campement. 
On accélère le pas.
17h on est crevé. On n’en peut plus, mais on doit continuer. 
17h30 on entend un gros crac. Une branche s’est brisée Le guide se fige. Il fait signe à l’autre guide. Les deux se positionnent en tête et nous font signe d’être discrets. Ils sortent tous les deux un long couteau. C’est peut être un léopard. 
On avance doucement. Mais on ne verra rien et on reprend notre marche. 
18h45 le soleil se couche on a rejoint le hameau qui nous avait servi de point de départ. On sort les frontales le campement est encore à un ou deux kilomètres. 
On est épuisé. 
19h20 on finit enfin. 
On nous sert un repas et on part se coucher. Bonne nouvelle on dort dans un bâtiment. Il y a un grand lit et ils nous installent un grand matelas par terre.
Habituellement ils font un feu, chantent, mais là on est trop crevé on veut juste se reposer.
On pourrait croire que nos aventures du jour sont terminées. Non. Une ultime péripétie nous attend. 

vendredi 24 juillet 2026

2027-07-24 - Kandy

 Dans le but exclusif de perpétuer une tradition familiale, nous avons acheté hier des oeufs, du lait, de la farine, de l’huile et du sucre. Le lecteur avisé aura je pense compris la suite. Ce matin au petit déjeuner c’est crêpes !
Par contre, impossible de trouver du Nutella ici. On a donc droit a de la confiture de fraise, un peu de chocolat fondu et du sucre comme accompagnement.
Ce n’est pas une grande réussite, le lait avait une drôle de consistance, la poêle « accrochait », bref ce ne seront pas les meilleures crêpes de notre vie.


Nous allons ensuite au temple de la dent. La dent de qui ? La dent de bouddha ! C’est le site le plus sacré du bouddhisme au Sri Lanka car il héberge une relique de bouddha. Cette fameuse dent peut être vue 3 fois par jour, entre 5h et 6h 30, entre 9h30 et 11h et finalement entre 18h et 19h30. Bon, quand on dit voir la dent ce n’est pas si simple, mais on en parlera un peu plus tard.


On passe par la queue dédiée aux étrangers, on achète des tickets et on laisse nos chaussures. Puis on entre dans le temple. On se fait tout de suite aborder par un guide qui nous propose de nous accompagner. Il parle bien anglais, on accepte sa proposition et on commence la visite.
On quitte la zone d’entrée, et on se retrouve mélangés avec les sri lankais. La foule est là. On suit péniblement notre guide, qui se faufile. On passe dans un passage vouté. On est à l’arrêt. On entend la musique, qui résonne dans le couloir. Les gens sont massés à quelques mètres devant nous pour voir le spectacle qui a commencé. Notre guide longe le mur de droite, se faufile et nous entraine. On sort enfin de ce couloir mais pas le temps de s’arrêter voir les musiciens, on suit notre guide qui nous fait monter d’un étage pour voir une statue en Crystal de bouddha vieille de 500 ans. On s’arrête 3 secondes devant et on doit avancer pour laisser le flot des croyants circuler. La musique est toujours là. Des tambours, et un instrument à vent comme un biniou. Le guide nous amène cette fois voir la bibliothèque. C’est une petite pièce ronde avec des manuscrits derrière des étagères vitrées. L’écriture a été gravée à l’aide d’une pointe métallique, puis un tampon avec de la poussière de charbon ou de l’huile est appliqué pour faire ressortir la gravure de la feuille.



L’étape suivante c’est la dent de bouddha. Mais d’abord il faut atteindre la salle où elle est exposée. On passe par un escalier, et c’est la foire d’empoigne pour progresser. On avance centimètre par centimètre. On se fait bousculer, doubler. Il faut s’imposer pour avancer. Enfin on débouche sur une salle. À gauche un corridor étroit formé par une corde où on tient à deux de front. Et à droite le reste de la salle sur une dizaine de mètres. Déjà dans la salle c’est bondé. Mais le petit corridor, là c’est ambiance fourmilière. Côté salle, il y a des gens assis  le long du mur qui prient, une longue table recouverte d’offrandes. Les gens s’agglutinent et se poussent pour l’atteindre et déposer, soit des fleurs soit des bols de riz. 



Le petit corridor c’est la file d’attente pour voir la dent. Ou plutôt pour voir l’urne qui contient la dent. Et encore c’est l’urne qui contient l’urne, qui contient l’urne etc… La dent est enfermée dans 7 coffrets emboités les uns dans les autres comme des poupées russes. 
Le guide nous positionne dans le corridor. On avance doucement. Mais au bout de 3 minutes, rebondissement le guide nous dit qu’on ira plus tard, on passe sous la corde et on arrête de faire la queue. On visite ensuite le palais royal qui est attenant au temple. On repasse par la salle où se produisent les musiciens. Il n’y a plus la foule qui bloquait le passage. On peut se poser, les voir jouer tranquillement. 


 

C’est l’avantage d’avoir pris un guide, il s’avait que les gens s’agglutinaient au début dans la salle des musiciens et qu’il suffisait d’attendre pour profiter du spectacle au calme.
Puis on repasse dans la salle de la dent. Et là, nouveau miracle, on peut y accéder. Ça circule, on peut avancer. On a une porte ouverte et 2 mètres derrière, on voit un coffret en or. On a droit à environ 2 secondes avant d’être poussé en avant. Il faut que ça circule car il y a toujours un flot continu de pèlerin qui veulent voir la dent. Les filles ont été tellement surprises par la vitesse à laquelle on passe devant qu’elle refond un nouveau tour pour revoir l’urne en or.
En fait les seuls qui peuvent profiter vraiment, et voir en détails l’urne ce sont les femmes qui ont des enfants en bas âge. Elles ont un carré dédié juste en face de la porte. Elles sont une vingtaine, avec leur nourrisson entre les bras assises par terre à regarder le coffre contenant la dent.



On a beaucoup aimé cette visite. Le choix de prendre un guide s’est avéré excellent. Il nous a bien expliqué les différentes salles et nous a aidé à nous repérer et aller aux bons endroits aux bons moments.
Après le temple, on refait quelques emplettes, on mange  dans un restaurant italien puis on va explorer le marché central. Ça crie, ça interpelle, on ne comprend pas les paroles mais on imagine que c’est « regardez mes haricots, ils sont beaux, ils sont bons ».  Après les fruits on voit les étals de poissons et de viande. C’est une bonne façon pour devenir végétarien. Tout est étalé, sans réfrigération, sans glace avec des centaines de mouches autour.





Le soir on ira voir un spectacle traditionnel de danse. Durant une heure la troupe enchaine différentes danses traditionnelles avec costumes et accessoires. C’est folklorique, c’est éminemment touristique mais cela reste un beau spectacle où on passe un bon moment.


Pour le diner du soir, on se retrouve dans un restaurant végétarien qui donne plutôt l’impression d’être à San Francisco qu’au Sri Lanka. On prend des wrap avocats tomates. C’est excellent.  



Demain nous partons faire une randonnée de deux jours dans les knucles moutains. Pas de nouvelles avant dimanche soir au plus tôt. 


jeudi 23 juillet 2026

2026-07-23 Kandy

 Ce matin encore, nous avons un problème de chauffeur. Il devait passer à 9h30, mais à 9h50 on finit par en appeler un autre pour partir finalement à 10h15. Décidément, ils ne sont pas très fiables, on a souvent des annulations de dernière minute.


On embarque dans un van et un voyage de normalement 2h30 pour rejoindre Kandy. Cette fois notre chauffeur est bavard, et parle plutôt bien anglais (en clair, on le comprend quand il s’exprime). Il me relance 4 fois pour me proposer de s’arrêter sur le chemin pour voir un jardin d’épices. C’est clair, que c’est le type d’arrêt où il va toucher une commission pour amener des clients. On reste ferme, et on continue sans s’arrêter.


Il me laisse aussi son numéro, et me dit qu’il peut nous accompagner pour les prochaines étapes. 
Pour une fois, la climatisation est très basse, et je transpire dans la voiture. D’ailleurs, concernant son véhicule,  son van Toyota n’a aucune reprise. Dès que ça monte, la vitesse passe à 30 km/h. Ça plus les bouchons, résultat on met presque 3h pour rejoindre l’appartement que nous avons loué.
En effet, pour la première fois on se trouve dans une zone vraiment urbanisée. On a des immeubles, des boutiques, on passe devant des parcs, il y a des feux de circulation, on a même plusieurs voies. Bref on est dans une vrai ville et ça nous change. 
Mais je disgresse, on arrive à notre appartement. Et là c’est l’effet waouh ! C’est impressionnant. Un immense salon de plus d’environ 60m2, 3 grandes chambres, 2 salles de bain, et un balcon avec une vue magnifique. On voit le lac de Kandy et le temple de la dent de Bouddha qui est LE monument emblématique de la ville. 




Le fait qu’on soit dans une grande ville, dans le centre avec des prestations de luxe fait qu’on paie très cher ce logement. 100€ la nuit ici vs 29€ hier par exemple.
On part en ville, et on mange dans un Burger King ! On se promène un peu dans le centre et on fait du shopping. Pas de visites aujourd’hui.


 

mercredi 22 juillet 2026

2026-07-22 Habarana

 Au moment de quitter l'hôtel, c’est la panique pour payer par carte. La personne qui est là ne parle pas trop anglais et ne sait pas se servir du terminal de paiement. Elle fait un WhatsApp vidéo avec le propriétaire de l’hôtel pour savoir comment entrer le montant. En plus il oublie de nous compter le repas fait au restaurant de l’hôtel. Je dois lui dire que le montant n’est pas bon, qu’il faut qu’on paie plus ! Puis au moment de saisir le montant, il ne rajoute pas les 2 zéros. Il a saisîtes 803.00 au lieu de 80300 ! Finalement, c’est moi qui prend le terminal et qui saisit le montant.
Heureusement pour eux qu’on est honnête !
On prend ensuite un taxi pour Habarana. On a réservé un grand van 7 places. Et pour une fois, on a tous une ceinture de sécurité.
Nous arrivons vers 12h à notre hôtel à Habarana. On loge dans une cabane suspendue. Ça sent le bois de cèdre. C’est très grand, il y a 4 lits 2 places. 


 

On décide de manger sur place. On commande, et là nouvelle panique quand on dit qu’on veut manger dès que c’est près. Elle regarde sa montre. Nous dit qu’il y a 4 plats différents. Puis elle nous dit 45 minutes, qu’on peut retourner dans notre chambre et qu’elle enverra un message WhatsApp. Elle mettra finalement 55 minutes à préparer le repas. À Trincomalee, on avait finit par comprendre pourquoi cela prenait autant de temps. Ils n’ont pas de réfrigérateur et envoie quelqu’un en mobilette dès qu’il manque un ingrédient.
À 14h c’est départ pour un safari. 


 

On a loué une 4x4 avec chauffeur privé juste pour nous . Dès qu’on entre dans le parc national de Minneriya, ça secoue, ça tangue. On est debout, on baisse la tête quand une branche est trop basse et on mange la poussière du véhicule devant nous, mais c’est l’excitation qui prime ! Très rapidement on aperçoit un premier éléphant solitaire qui s’enfonce, puis disparait derrière des arbres. Puis ceux seront des singes, des oiseaux et des buffles d’eau.





Les paysages sont magnifiques. Le bleu de l’eau, la prairie verte, on a l’impression d’être dans une plaine d’Afrique.
Et enfin on arrive sur notre premier troupeau d’éléphants. Il y en a une vingtaine. Ils sont à quelques mètres de nous au bord de la piste. On reste quelques minutes à les voir déambuler et brouter. Ils arrachent une motte d’herbe avec leur trompe, puis la tape sur une patte pour faire tomber la terre, et enfin l’engloutisse en une bouchée. Et c’est reparti pour une nouvelle motte.


 





On repart ensuite et on voit un deuxième troupeau, avec cette fois environ 40 éléphants. On est coincé derrière une file de jeep et on les voit un peu moins bien cette fois, mais on finit par se rapprocher et les voir de plus près. Il y a même des bébés éléphants.


Après 4h de safari on rentre à l’hôtel, douche puis balade rapide dans le centre ville (c’est juste une rue !) pour Céline et moi tandis que les filles préfèrent se reposer dans la chambre.