vendredi 24 juillet 2026

2027-07-24 - Kandy

 Dans le but exclusif de perpétuer une tradition familiale, nous avons acheté hier des oeufs, du lait, de la farine, de l’huile et du sucre. Le lecteur avisé aura je pense compris la suite. Ce matin au petit déjeuner c’est crêpes !
Par contre, impossible de trouver du Nutella ici. On a donc droit a de la confiture de fraise, un peu de chocolat fondu et du sucre comme accompagnement.
Ce n’est pas une grande réussite, le lait avait une drôle de consistance, la poêle « accrochait », bref ce ne seront pas les meilleures crêpes de notre vie.


Nous allons ensuite au temple de la dent. La dent de qui ? La dent de bouddha ! C’est le site le plus sacré du bouddhisme au Sri Lanka car il héberge une relique de bouddha. Cette fameuse dent peut être vue 3 fois par jour, entre 5h et 6h 30, entre 9h30 et 11h et finalement entre 18h et 19h30. Bon, quand on dit voir la dent ce n’est pas si simple, mais on en parlera un peu plus tard.


On passe par la queue dédiée aux étrangers, on achète des tickets et on laisse nos chaussures. Puis on entre dans le temple. On se fait tout de suite aborder par un guide qui nous propose de nous accompagner. Il parle bien anglais, on accepte sa proposition et on commence la visite.
On quitte la zone d’entrée, et on se retrouve mélangés avec les sri lankais. La foule est là. On suit péniblement notre guide, qui se faufile. On passe dans un passage vouté. On est à l’arrêt. On entend la musique, qui résonne dans le couloir. Les gens sont massés à quelques mètres devant nous pour voir le spectacle qui a commencé. Notre guide longe le mur de droite, se faufile et nous entraine. On sort enfin de ce couloir mais pas le temps de s’arrêter voir les musiciens, on suit notre guide qui nous fait monter d’un étage pour voir une statue en Crystal de bouddha vieille de 500 ans. On s’arrête 3 secondes devant et on doit avancer pour laisser le flot des croyants circuler. La musique est toujours là. Des tambours, et un instrument à vent comme un biniou. Le guide nous amène cette fois voir la bibliothèque. C’est une petite pièce ronde avec des manuscrits derrière des étagères vitrées. L’écriture a été gravée à l’aide d’une pointe métallique, puis un tampon avec de la poussière de charbon ou de l’huile est appliqué pour faire ressortir la gravure de la feuille.



L’étape suivante c’est la dent de bouddha. Mais d’abord il faut atteindre la salle où elle est exposée. On passe par un escalier, et c’est la foire d’empoigne pour progresser. On avance centimètre par centimètre. On se fait bousculer, doubler. Il faut s’imposer pour avancer. Enfin on débouche sur une salle. À gauche un corridor étroit formé par une corde où on tient à deux de front. Et à droite le reste de la salle sur une dizaine de mètres. Déjà dans la salle c’est bondé. Mais le petit corridor, là c’est ambiance fourmilière. Côté salle, il y a des gens assis  le long du mur qui prient, une longue table recouverte d’offrandes. Les gens s’agglutinent et se poussent pour l’atteindre et déposer, soit des fleurs soit des bols de riz. 



Le petit corridor c’est la file d’attente pour voir la dent. Ou plutôt pour voir l’urne qui contient la dent. Et encore c’est l’urne qui contient l’urne, qui contient l’urne etc… La dent est enfermée dans 7 coffrets emboités les uns dans les autres comme des poupées russes. 
Le guide nous positionne dans le corridor. On avance doucement. Mais au bout de 3 minutes, rebondissement le guide nous dit qu’on ira plus tard, on passe sous la corde et on arrête de faire la queue. On visite ensuite le palais royal qui est attenant au temple. On repasse par la salle où se produisent les musiciens. Il n’y a plus la foule qui bloquait le passage. On peut se poser, les voir jouer tranquillement. 


 

C’est l’avantage d’avoir pris un guide, il s’avait que les gens s’agglutinaient au début dans la salle des musiciens et qu’il suffisait d’attendre pour profiter du spectacle au calme.
Puis on repasse dans la salle de la dent. Et là, nouveau miracle, on peut y accéder. Ça circule, on peut avancer. On a une porte ouverte et 2 mètres derrière, on voit un coffret en or. On a droit à environ 2 secondes avant d’être poussé en avant. Il faut que ça circule car il y a toujours un flot continu de pèlerin qui veulent voir la dent. Les filles ont été tellement surprises par la vitesse à laquelle on passe devant qu’elle refond un nouveau tour pour revoir l’urne en or.
En fait les seuls qui peuvent profiter vraiment, et voir en détails l’urne ce sont les femmes qui ont des enfants en bas âge. Elles ont un carré dédié juste en face de la porte. Elles sont une vingtaine, avec leur nourrisson entre les bras assises par terre à regarder le coffre contenant la dent.



On a beaucoup aimé cette visite. Le choix de prendre un guide s’est avéré excellent. Il nous a bien expliqué les différentes salles et nous a aidé à nous repérer et aller aux bons endroits aux bons moments.
Après le temple, on refait quelques emplettes, on mange  dans un restaurant italien puis on va explorer le marché central. Ça crie, ça interpelle, on ne comprend pas les paroles mais on imagine que c’est « regardez mes haricots, ils sont beaux, ils sont bons ».  Après les fruits on voit les étals de poissons et de viande. C’est une bonne façon pour devenir végétarien. Tout est étalé, sans réfrigération, sans glace avec des centaines de mouches autour.





Le soir on ira voir un spectacle traditionnel de danse. Durant une heure la troupe enchaine différentes danses traditionnelles avec costumes et accessoires. C’est folklorique, c’est éminemment touristique mais cela reste un beau spectacle où on passe un bon moment.


Pour le diner du soir, on se retrouve dans un restaurant végétarien qui donne plutôt l’impression d’être à San Francisco qu’au Sri Lanka. On prend des wrap avocats tomates. C’est excellent.  



Demain nous partons faire une randonnée de deux jours dans les knucles moutains. Pas de nouvelles avant dimanche soir au plus tôt. 


jeudi 23 juillet 2026

2026-07-23 Kandy

 Ce matin encore, nous avons un problème de chauffeur. Il devait passer à 9h30, mais à 9h50 on finit par en appeler un autre pour partir finalement à 10h15. Décidément, ils ne sont pas très fiables, on a souvent des annulations de dernière minute.


On embarque dans un van et un voyage de normalement 2h30 pour rejoindre Kandy. Cette fois notre chauffeur est bavard, et parle plutôt bien anglais (en clair, on le comprend quand il s’exprime). Il me relance 4 fois pour me proposer de s’arrêter sur le chemin pour voir un jardin d’épices. C’est clair, que c’est le type d’arrêt où il va toucher une commission pour amener des clients. On reste ferme, et on continue sans s’arrêter.


Il me laisse aussi son numéro, et me dit qu’il peut nous accompagner pour les prochaines étapes. 
Pour une fois, la climatisation est très basse, et je transpire dans la voiture. D’ailleurs, concernant son véhicule,  son van Toyota n’a aucune reprise. Dès que ça monte, la vitesse passe à 30 km/h. Ça plus les bouchons, résultat on met presque 3h pour rejoindre l’appartement que nous avons loué.
En effet, pour la première fois on se trouve dans une zone vraiment urbanisée. On a des immeubles, des boutiques, on passe devant des parcs, il y a des feux de circulation, on a même plusieurs voies. Bref on est dans une vrai ville et ça nous change. 
Mais je disgresse, on arrive à notre appartement. Et là c’est l’effet waouh ! C’est impressionnant. Un immense salon de plus d’environ 60m2, 3 grandes chambres, 2 salles de bain, et un balcon avec une vue magnifique. On voit le lac de Kandy et le temple de la dent de Bouddha qui est LE monument emblématique de la ville. 




Le fait qu’on soit dans une grande ville, dans le centre avec des prestations de luxe fait qu’on paie très cher ce logement. 100€ la nuit ici vs 29€ hier par exemple.
On part en ville, et on mange dans un Burger King ! On se promène un peu dans le centre et on fait du shopping. Pas de visites aujourd’hui.


 

mercredi 22 juillet 2026

2026-07-22 Habarana

 Au moment de quitter l'hôtel, c’est la panique pour payer par carte. La personne qui est là ne parle pas trop anglais et ne sait pas se servir du terminal de paiement. Elle fait un WhatsApp vidéo avec le propriétaire de l’hôtel pour savoir comment entrer le montant. En plus il oublie de nous compter le repas fait au restaurant de l’hôtel. Je dois lui dire que le montant n’est pas bon, qu’il faut qu’on paie plus ! Puis au moment de saisir le montant, il ne rajoute pas les 2 zéros. Il a saisîtes 803.00 au lieu de 80300 ! Finalement, c’est moi qui prend le terminal et qui saisit le montant.
Heureusement pour eux qu’on est honnête !
On prend ensuite un taxi pour Habarana. On a réservé un grand van 7 places. Et pour une fois, on a tous une ceinture de sécurité.
Nous arrivons vers 12h à notre hôtel à Habarana. On loge dans une cabane suspendue. Ça sent le bois de cèdre. C’est très grand, il y a 4 lits 2 places. 


 

On décide de manger sur place. On commande, et là nouvelle panique quand on dit qu’on veut manger dès que c’est près. Elle regarde sa montre. Nous dit qu’il y a 4 plats différents. Puis elle nous dit 45 minutes, qu’on peut retourner dans notre chambre et qu’elle enverra un message WhatsApp. Elle mettra finalement 55 minutes à préparer le repas. À Trincomalee, on avait finit par comprendre pourquoi cela prenait autant de temps. Ils n’ont pas de réfrigérateur et envoie quelqu’un en mobilette dès qu’il manque un ingrédient.
À 14h c’est départ pour un safari. 


 

On a loué une 4x4 avec chauffeur privé juste pour nous . Dès qu’on entre dans le parc national de Minneriya, ça secoue, ça tangue. On est debout, on baisse la tête quand une branche est trop basse et on mange la poussière du véhicule devant nous, mais c’est l’excitation qui prime ! Très rapidement on aperçoit un premier éléphant solitaire qui s’enfonce, puis disparait derrière des arbres. Puis ceux seront des singes, des oiseaux et des buffles d’eau.





Les paysages sont magnifiques. Le bleu de l’eau, la prairie verte, on a l’impression d’être dans une plaine d’Afrique.
Et enfin on arrive sur notre premier troupeau d’éléphants. Il y en a une vingtaine. Ils sont à quelques mètres de nous au bord de la piste. On reste quelques minutes à les voir déambuler et brouter. Ils arrachent une motte d’herbe avec leur trompe, puis la tape sur une patte pour faire tomber la terre, et enfin l’engloutisse en une bouchée. Et c’est reparti pour une nouvelle motte.


 





On repart ensuite et on voit un deuxième troupeau, avec cette fois environ 40 éléphants. On est coincé derrière une file de jeep et on les voit un peu moins bien cette fois, mais on finit par se rapprocher et les voir de plus près. Il y a même des bébés éléphants.


Après 4h de safari on rentre à l’hôtel, douche puis balade rapide dans le centre ville (c’est juste une rue !) pour Céline et moi tandis que les filles préfèrent se reposer dans la chambre.



 

 

mardi 21 juillet 2026

2026-07-21 - Trincomalee

 Notre 3ème journée de plage commence par notre petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Nous nous rendons vers 10h30 au local de snorkeling (palmes, masque, tuba) pour récupérer notre matériel. Nous sommes 8 à partir en plus des 2 personnes qui nous accompagnent. 


 


Départ de la plage sur un bateau qui heureusement à une toile suspendue au dessus de nos sièges car aujourd'hui encore il faut très beau et chaud. Après une dizaine de minutes nous arrivons sur un premier point de plongée. On se croirait dans un aquarium géant. Il y a beaucoup de poissons, de toutes tailles et de toutes les couleurs. C'est la première fois que les filles plongent avec masque, palme et tuba et elles se débrouillent très bien. Mathilde arrive à plonger profondément et se régale de la balade.

Nous remontons sur le bateau pour rejoindre un deuxième spot où on doit pouvoir observer des tortues. La chance est avec nous et nous allons pouvoir en suivre une. 









 De retour sur la terre ferme, nous allons dans notre restaurant habituel et finissons la journée à la plage. L'eau est toujours aussi bonne.

 Anecdote du jour, au moment de nous doucher il n'y a plus de pression dans la douche et il ne s'écoule qu'un petit filet d'eau. Mathilde a réussi à se doucher mais Julie est pleine de mousse et moi j'attends enroulée dans ma serviette de plage de pouvoir me doucher. Gabriel va nous sauver en allant chercher une personne de l'hôtel qui après être allé dans notre douche a compris le problème et l'a réglé rapidement

Nous finissons la journée dans notre restaurant habituel. C'est toujours aussi bon.

 Autre musique  caractéristique de Sri -Lanka : le livreur de glace


 

lundi 20 juillet 2026

2026-07-20 Trincomalee - Uppuveli - Nilaveli

Deuxième jour de plage. La nuit a été mouvementée car notre hôtel diffusé la finale de la coupe de monde de football dans son restaurant juste au dessus de notre chambre. Nous avons tous été réveillé par les clameurs des supporters de l' Espagne vers 3h30 du matin. On se réveille vers 9h, prenons notre petit déjeuner dans le restaurant de l'hôtel puis partons pour notre première baignade.



 

L'eau est chaude, on passe un bon moment. Vers 13h30 on part de la plage pour manger au même restaurant qu'hier midi. On commande 3 plats de pâtes carbonara et un plat de riz sauté aux légumes. Ils mettront plus d'une heure à nous servir, heureusement nous avions pris nos jeux de cartes et avons fait passer le temps en jouant à la belote.

On part ensuite en tuktuk pour la plage de Nilaveli plus au nord. 


 

De cette plage on peut voir "pigeon island" réputé pour ses fonds marins et ses poissons. Il y a beaucoup moins de touristes que sur la plage d'Uppuveli et nous nous baignons avec de nombreux sri lankais qui se baignent tout habillés. La présence de l'armée nous étonne. Ils sont là pour s'assurer que les touristes ne se font pas importunés par les sri lankais mais surtout parce qu'il y a un camp militaire au nord de la plage. Partis pour marcher le long de la mer, nous devrons rebrousser chemin, arrêté par un militaire en arme dans une guérite.




 

On finit notre journée dans le même restaurant que le midi, Mathilde et Julie se régalant des pâtes à la carborana. Cette fois-ci pas d'autres clients à servir avant nous et nous serons vite servis. 

 

dimanche 19 juillet 2026

2026-07-19 Trincomalee

 Journée de route aujourd'hui pour rejoindre la station balnéaire de Trincomalee depuis Jaffna. Nous avions réservé un taxi pour 9h mais alors qu'une demie-heure avant, la course avait été confirmée, le chauffeur nous a rappelé 10 minutes avant de partir pour nous dire de trouver un autre chauffeur car il avait eu un accident. Le réceptionniste a réussi à trouver un nouveau chauffeur et nous sommes finalement partis à 10h avec un peu d'appréhension car le mini van a eu bien du mal à démarrer. Après les paysages très plats de Jaffna nous traversons la campagne puis arrivons dans une zone plus valonnée et plus boisée. La route est vraiment le centre de la vie des Sri Lankais. On y voit des vaches, des chèvres, des paysans qui font sécher leur riz, des pécheurs qui trient leur pêche. Nous n'échangerons pas un mot avec le chauffeur car il ne parle pas du tout anglais. 




 

Nous avons réservé un hôtel pour 3 nuits à 200m de la plage. Il est hyper kitch mais très bien situé et le personnel est très accueillant. Trincomalee contraste avec toutes les autres étapes de notre périple car on y voit plus d'européens que de sri lankais, il y a beaucoup de restaurants, d'hôtels et même des boutiques de vêtements pour vacanciers. Nous nous régalons au restaurant Ocean oasis : pâtes pour les filles et poissons, gambas pour nous.



 

En fin d'après midi nous allons nous baigner à la plage. L'eau est très bonne et on y reste une bonne heure à jouer dans les vagues.

Photo de notre chambre : 


 

Nous mangeons au resto de l'hôtel un plateau de fruits de mer qui au final n'était pas top. 


 

Demain grasse matinée pour tout le monde!  

 PS : musique typique des marchands ambulants de pain : 


 

2026-07-19 Deft island

Au grand dam des filles c’est encore un lever matinal (6h). Nous partons sur l’ île de Deft et l’heure du départ du bateau est un peu mystérieuse. D’après la personne de notre hôtel pas de problème il y a régulièrement des ferry. Par contre sur internet c’est indiqué un le matin, un l’après midi. Et question horaires, je vois plein d’heures différentes mais souvent c’est 8h qui revient. J’ai réservé un taxi pour 6h30 la veille. Personne n’est là quand on descend devant l’hôtel. Je vérifie sur l’application en fait j’avais réservé pour 6:30 pm donc 18h30. Je lance une nouvelle réservation. On finit par partir à 6h45.
On arrive sur le quai d’embarquement 1h plus tard. 

 Il y a déjà du monde. Le ferry est en mer et va bientôt accoster.



C’est le bazar, pas de queue claire des gens qui doublent, tout le monde se tasse sur une barrière ; ce n’est pas sûr que tout le monde puisse embarquer ! Une annonce est faite. En tamoul. On ne comprend rien. Les gens semblent se séparer, on comprend qu’il y a 3 queues. Mais laquelle est pour nous ?
On demande en anglais. Tout à droite c’est pour une autre destination. À gauche ce sont les locaux qui habitent sur l’île et au milieu les autres.
8h30 l’embarquement commence. D’abord les locaux. Puis c’est notre file. On stresse pour savoir s’il y aura assez de place. C’est bon on monte. Enfin, je devrais plutôt dire on descend puisque on a des sièges en soute. 

 


Au départ ça va. Les écoutilles sont ouvertes sur deux côtés. Mais à 9h , on part et ils ferment ! On passe en mode four thermostat 7. Julie est toute stressée. On a l’impression d’être dans un convoi de migrants. Elle cherche où sont les gilets de sauvetage car le bateau n’inspire pas grande confiance. Au bout de 15 minutes ça secoue de plus en plus fort et Julie monte prendre un sac plastique. Je l’accompagne sur la coursive. Au moins il y a de l’air là haut. Elle ne vomit pas mais 3 minutes plus tard Mathilde vient me chercher. Céline fait une crise de tétanie. Elle a le corps paralysé surtout au niveau main bras et jambes. Elle se met à transpirer à grosses gouttes. Elle dégouline. Je l’ai jamais vu trempée comme ça. Ça dure 15 minutes. J’arrive à lui écarter les doigts. Mais là elle passe en mode vomi. Les gens autour de nous sont très gentils. Ils m’ont laissé leur place pour que je sois avec elle et il y en a un qui essaie de la ventiler avec notre guide touristique. Mathilde est montée pour s’occuper de Julie. Céline se sent trop faible pour bouger. 
Enfin au bout d’une heure de traversée on arrive. On demande comment ça se passe pour payer la traversée car pour le moment nous n’avons rien payer et là on nous explique que c’est gratuit. Céline arrive finalement à se lever et sort avec nous dans les premiers du bateau. 
J’avais prévu une autre sortie bateau dans 2 jours on va peut être changer nos plans...
À l’arrivée comme partout ici on contrôle nos passeports. Puis on prend deux tuktuks pour visiter l’île et ses 10 points d’intérêts. Un pigeonnier, un fort, une cour, un baobab etc…



Bon la nature est belle mais question monuments ce sont juste des ruines d’anciens petits avant poste hollandais.
On finira la visite par un pique nique sur la plage. Nous sommes seuls. On trouve un emplacement ombragé, le sable est blanc, l’eau vert turquoise. L’eau est très chaude et on se trempe les pieds.





On prend le bateau retour de 15h . On est parmi les premiers non locaux à entrer. Les filles arrivent à négocier pour rester à l’étage. Elles n’ont pas de siège mais auront de l’air . Je vais en soute. Four thermostat 8. Mais je reste sur un siège collé à l’échelle pour pouvoir être appelé par les filles et monter si besoin.
Le trajet retour se passe bien.
On prend le bus. C’est une première, on s’en souviendra. On est assis. Étrangement 3 chapelets avec des croix sont suspendus sur le pare-brise. La musique est à fond. Le bus démarre et on a un aperçu de ce que ressentent les pilotes de rallyes. Il klaxonne en quasi permanence et fonce en forçant le passage. 

La route est défoncée . Pas grave avec suffisamment de vitesse on va voler au dessus des ornières! 

Un tuktuk ou une voiture devant nous. Pas grave un coup de klaxonne et l’autre a intérêt à faire les bordures. 
À l’aller on a fait le même trajet et notre chauffeur passait la première par endroits pour contourner les trou de la chaussée. 
Pendant cette escapade sur l’île de Deft, on a fait une belle rencontre avec une famille Sri Lankaise, 2 parents avec les 2 garçons adultes. Nous avons pas mal discuté et ils nous ont donné des desserts à base de noix de coco râpé conservés dans des feuilles de « kanda » c’était très bon.

De retour à Jaffna, nous décidons d’aller voir le coucher du soleil à Pedro Point à 30 km au nord, le long de la côte. On réserve donc un taxi, et ce sera notre plus mauvaise expérience, il n’est pas très arrangeant, ne parle quasiment pas anglais et va percuter un scooter au moment de repartir de la station essence. Tout ça pour ne pas voir de coucher de soleil car le ciel est voilé et l’endroit  plus au nord qu’à l’ouest. Bref on revient sur Jaffna et pour nous remettre de nos émotions allons de nouveau chez pizza Hut avant de rentrer à pieds à l’hôtel et nous couher à 22h15, bien fatigués de notre journée!