Nous n’avons commandé que deux petits-déjeuner et on a bien fait car comme la veille les quantités sont gargantuesques. Assiette de fruits frais, 8 toasts, grande omelette, jus de mangue et café.
Notre chauffeur est à l’heure et on part à 8h de notre hôtel pour aller à la gare ferroviaire. On arrive pile une heure avant notre départ. C’est désert, on ne comprend pas pourquoi on nous a conseillé d’arriver si tôt.
Je passe au guichet et je montre mon e-ticket acheté sur internet la veille. Il me prend mon téléphone me demande nos passeports, et vérifie minutieusement que tout est correct. Je voulais juste connaitre la voie de départ du train ! En fait il va nous imprimer nos billets au format papier.
On attend dans la gare, et on se fait interviewer par des universitaires qui font une étude sur le tourisme et l’attractivité de la ville d’Anuradhapura : ce qu’on a fait, combien de temps on est resté, ce qui nous a plu etc…
Vingt minutes avant le départ on va sur le quai. À nouveau vérification attentive de nos billets. Puis on attend. Il fait chaud. Une annonce indique en 3 langues que le train a 20 minutes de retard.
Il finit par arriver. Nous avons des places en première classe. C’est très spacieux pour les jambes et c’est climatisé. Le train met 2h40 pour faire les 200km qui nous sépare de Jaffna.
Nous sommes tout au nord sur une presqu’île. Il fait chaud (comme d’habitude) et on fait l’erreur de se dire qu’on va rejoindre notre hôtel à pied. Il est à 1.2km. Personnellement j’arrive trempé à destination.
L’emplacement est très bien en plein centre ville, mais la chambre n’a aucun charme, et il y a une invasion de fourmis dans la chambre. Au moins la climatisation fonctionne bien.
L’ambiance est complètement différente ici. Nous sommes en région tamoul, ce n’est pas la même langue ni la même religion. Jusqu’à présent on était toujours sur des sites archéologiques , à la campagne. Ici il y a des boutiques des immeubles une circulation dense, ça klaxonne ça fourmille.
On s’arrête déjeuner au Malayan café. Que des locaux, et ici il n’y a pas de couvert ni d’assiette . On est servi sur des grandes feuilles de bananier. Au centre, deux grosses louches de riz, et sur les côtés 4 accompagnements : épinards, et 3 sortes de curry dont un hyper piquant. On mange avec les doigts de la main droite. On fait une boulette de riz qu’on mélange à la sauce.
Céline adore et mange tout sauf la sauce curry pimentée. Mathilde mange juste un peu de riz, et Julie et moi on mange une bonne moitié.
4 menu et une bouteille d’eau: 6€.
On suit le chemin conseillé sur notre guide pour découvrir Jaffna. On va en bord de mer, on voit les cabanes de pêcheurs. Alors qu’on s’arrête prendre un selfie une personne propose de nous prendre tous les 4.
Puis une fois la photo prise il nous demande s’il peut nous prendre avec son propre téléphone cette fois ! Il y a très peu d’occidentaux qui vont dans cette région et nous sommes une véritable attraction. On ne va en croiser aucun de toute la journée. Et très régulièrement les gens se retournent sur notre passage et nous dévisagent.
On remonte à pied mais on craque à un quart du chemin et on finit par prendre un tuktuk, on a trop chaud.
On s’arrête au grand temple hindou du centre-ville et on va vivre une expérience extraordinaire. On nous demande de laisser les sacs à l’extérieur, pas de photos, pas de téléphone. Pas de chaussures et pour les hommes il faut obligatoirement être torse nu. Je tombe donc la chemise comme tous les autres.
À l’intérieur on est pris par une odeur d’encens et surtout par la musique. Tambour, instruments à vent et la cloche. C’est répétitif, hypnotique, une musique pour entrer en transe. Tout le monde prend de la craie blanche et marque son front avec un point où des traits. Tout à coup, tout le monde bouge. Il faut imaginer une zone centrale où sont les musiciens et comme une grande coursive qui fait le tour. On va tous côté ouest. On ne comprend rien mais on suit. Une personne ouvre une alcôve, des feuilles sont brûlées. Et nouveau mouvement vers un autre endroit. Ce qui est surprenant c’est la vitesse à laquelle les gens se déplacent. Ils se précipitent , ça ne court pas mais presque.
On reste ainsi environ 30 minutes à s’imprégner de cette ferveur religieuse aussi étonnante que troublante.
Pour le repas du soir on assure pour être sûr que Mathilde mange : on va chez pizza hut.