lundi 25 juillet 2022

Valencia - 24/07

 Journée de route. On traverse l’Espagne direction le Sud, en passant par Huesca et Zaragoza. Les paysages sont très beaux autour de Huesca, mais deviennent désertiques avec des collines pelées autour de Zaragoza. On décide de s’arrêter dans un petite village juste après Zaragoza pour éviter de perdre trop de temps en rentrant dans une grande ville. Mal nous en a pris !
Je trouve un restaurant sur google, et je guide Céline jusqu’à son emplacement supposé, mais il n’y a rien. On repart et on demande à un des rares passants qu’on croise. Car il faut le préciser à 13h dans le centre de l’Espagne, on a l’impression d’être dans un village fantôme. Toutes les fenêtres et les portes sont fermées, pas une voiture, pas un piéton, pas un chat ou un chien.
Bref l’homme qui sortait de chez lui, nous dit d’aller vers la piscine et qu’on y trouvera le meilleur restaurant de la ville. Ça tombe bien, on a vu la piscine juste à l’entrée du village. On y retourne donc, et là on voit une grande affiche avec une publicité de restaurant et une adresse. Re-saisie de l’adresse sur le téléphone, on retourne vers le centre du village et … on arrive au premier endroit où devait se trouver le restaurant. Cette fois on finit par le trouver ! Il est au premier étage d’un immeuble d’habitation. Céline se gare, on monte et le serveur nous dit qu’il ne font pas à manger mais d’aller à la piscine ! Troisième passage à la piscine on se gare et on entre, et là effectivement il y a un petit bar qui fait aussi à manger. Quant au fait que ce soit le meilleur de la ville c’est sans doute dû au fait que ce soit le seul restaurant !
 

On arrive à Valencia vers 17h15. Le GPS a du mal à localiser la rue de notre logement qui est en plein centre ville. Il n’y a pas de voiture en ville, on ne croise que des piétons, des vélos et des trottinettes électriques. Il y a des sens interdits partout mais on finit par rejoindre notre location. On décharge rapidement les bagages car on bloque la rue avec notre scenic. Puis on laisse les filles dans l’appartement et Céline et moi partons chercher un parking. Comme il y a deux vieilles dames assises dans la rue, je leur demande conseil. Elles me disent en gros « vous êtes fous, en ville ? Non ? Impossible ? » Elles ajoutent qu’elles sont venues en taxi et que justement elles viennent d’en appeler un autre pour repartir. J’ai quand même repéré sur internet qu’il semble y avoir un parking au Mercado Central, et on repart dans les rues étroites et sinueuses du centre ville. On est rapidement bloqué par une voiture qui bloque la rue. Le monsieur très souriant vient nous voir et nous dit qu’il part dans une minute le temps que son fils descende. J’en profite pour lui demander pour le parking. Et là même tête effarée ? « Un parking ? Un parking publico ? » Je leur parle du parking mercado central, et ils me proposent de me guider jusque là. Enfin après quelques nouvelles virevoltes dans un centre ville complètement abandonné par les voitures on rejoint le parking Mercado Central.
Mission accomplie ! On va pouvoir profiter de la ville  … à pied à partir de maintenant !


L’appartement est superbe. C’est à la fois moderne et ils ont aussi conservé les poutres et les vieilles pierres ce qui ajoutent du cachet à l’ensemble. Nous disposons d’un grand salon, cuisine et de deux chambres. Julie est ravie car elle a un grand lit rien que pour elle. 


On va ensuite se balader dans le centre. Nous sommes logés dans le quartier historique tout proche de la cathédrale.  Après l’Aragon et ses petits villages, on a l’impression de retrouver la civilisation. Des boutiques, des gens dehors ( et pas qu’un peu), des spectacles de rue, des terrasses remplies, bref beaucoup de vie.




 


Le centre ville est très beau, des monuments à chaque coin de rue, de belles façades, on a une très bonne première impression et Céline regrette déjà qu’on ait prévu que 5 nuits ici.
On mange une paella valenciana assez mauvaise et on rentre vers 22h. Nous sommes dimanche, et il y a pas mal de boutiques encore ouvertes. 



Devinez qui a glissé en courant après des bulles géantes !

dimanche 24 juillet 2022

Finestres - 23/07

 Lever à 8h et petit déjeuner dans la voiture car nous avons une heure de route pour rejoindre le point de rendez-vous du départ du kayak. En chemin on s’arrête acheter du pain et Julie repère une façade et une rue très jolie qu’elle prend en photo.


Nous sommes 18 à partir en excursion, tout le monde est à l’heure au point de rdv, et on attaque une demi-heure de chemin de piste pour rejoindre le bord de l’eau. De la poussière, des ornières, une route défoncée qui nous fait regretter de ne pas avoir investi dans un 4x4 mais on arrive au bout de chemin dans un petit coin de paradis.



La première équipe est composée de Gabriel et Mathilde, tandis que Céline et Julie prennent l’autre Kayak.


Il fait très beau et au bord de l’eau c’est super agréable. Les 14 autres personnes du groupe sont des jeunes entre 20 et 30 ans, ce qui nous inquiète un peu sur le rythme que nous devrons suivre mais au final, Céline et Julie sont devant 2 autres embarcations et avec Mathilde nous sommes plutôt à l’avant et on avance à bonne allure. On longe de belles falaises blanches, jusqu’à ce qu’au détour d’une colline on aperçoive enfin notre objectif de la journée les falaises de Finestres. 


On fait d’abord une pause picnic puis on finit l’approche et on peut les admirer du bord de l’eau. C’est très beau.






On rentre tous les quatre tranquillement, en fendant l’eau turquoise. On finit vers 16h30 notre randonnée.
Nous sommes tous fatigués, et malgré les bosses, les secousses du chemin de piste, les filles s’endorment très rapidement. 

Après 1h30 de route on retourne se poser à l’hôtel avant le restaurant du soir.

Demain grosse journée de route pour aller à Valencia.


samedi 23 juillet 2022

Benabarre - 22/07

Avant notre départ, les filles profitent une dernière fois de la piscine de la Casa Tejedor pendant que Céline prépare les bagages. On quitte le parc national de Guara et on part à l’est.  Notre prochaine destination est Benabarre une petite bourgade d’Aragon avec ses vieilles maison en pierre et son château qui surplombe la vallée. 


Sur le chemin on s’arrête pour se baigner dans le lac formé par un barrage, puis on rejoint l’Hostal Delgado. C’est un bar typique d’Espagne avec son comptoir, ses machines à sous, sa patronne au parler fort et au dessus au premier ses chambres.
On déjeune sur la terrasse de l’hôtel. Il fait vraiment, mais vraiment chaud aujourd’hui (38°), et on reste à l’hôtel durant les heures les plus chaudes.
À 17h on se rend à l’office du tourisme car nous avons repéré des excursions en kayak et on ne sait pas s’il y a assez d’eau. On a de la chance, il y a de l’eau, et il reste de la place pour demain, on réserve 2 kayaks deux places.
Puis on retourne au lac, et on loue des pédalos. Mais pas des pédalos basiques. On a un pédalo Cygne avec toboggan ! Les filles adooooorent.




Le soir on se fait encore avoir en allant trop tôt au restaurant qui ne commence son service qu’à 21h. On en profite pour aller voir le château.




Pour le diner, notre table est juste à côté de la photo du roi Felipe prenant la pose avec toute l’équipe du restaurant et parmi les surprises gustatives du jour on a le choix audacieux du dessert de Céline : une crêpe chocolat avec du sel et de l’huile d’Olive. surprenant mais très bon.

 

vendredi 22 juillet 2022

Sierra Guara - 21/07

 

Déjeuner à l’hôtel avec un assortiment typique espagnol. On a  des croissants, des céréales, du pain grillé mais aussi du jambon, du fromage et de la crème de longaniza  (variante du chorizo) à tartiner.
Pour faire du canyoning nous sommes deux familles françaises de 4 personnes, et les enfants lyonnais ont 10 (Cléo une fille) et 13 ans (Johan un garçon).
Notre guide parle très bien français et on commence par essayer nos combinaisons. Pour ceux qui n’ont jamais testé, c’est super difficile à enfiler, c’est très serré, et il faut gagner centimètre par centimètre pour réussir à la mettre. Une fois le choix de la combinaison validé, on l’enlève et on part en voiture. Chacun porte sa combinaison, son casque, son gilet et son baudrier, et moi j’ai en plus les provisions, l’eau et un bidon étanche. Pour faciliter le portage, on nous apprend à faire un sac à dos avec notre combinaison.


 

Notre expédition commence par une marche d’approche. Il fait chaud mais les sentiers longent les falaises et nous sommes souvent à l’ombre. Immédiatement Mathilde se porte à l’avant juste derrière le guide qui ouvre la marche.
Les paysages sont magnifiques mais comme on n’a pris ni téléphone ni appareil photo, il vous faudra imaginer tout ça !
On s’enfonce dans un canyon, la température monte mais reste supportable. Sur les parois on croise quelques alpinistes en train d’escalader des parois verticales.  La balade en elle-même vaut déjà le détour, mais on va devoir commencer les choses sérieuses.
On commence par un canyon sec, on va faire du rappel. On enfile le baudrier et on met notre casque. Le guide installe les cordes, nous explique les consignes de sécurité puis fait descendre un premier adulte. Mathilde se précipite pour être la suivante, puis c’est Cléo et Julie.
On enchaîne trois descentes en rappel. Le guide a chaque fois nous assure avec une corde, tandis qu’on doit descendre en relâchant une corde qu’on fait coulisser dans anneau métallique en forme de 8. La première descente sera la plus compliquée car il faut comprendre comment ça fonctionne. Julie se râpe le bras gauche à la première descente en frottant contre la paroi, et moi je pars un peu en mode toupie, mais je me stabilise assez rapidement. Céline pas de problème et quant à Mathilde je ne sais pas, elle a foncé et je n’ai rien vu !
Après ces trois descentes en rappel,  on marche à nouveau avant la pause picnic. Sur le chemin, on fait un léger détour pour admirer un trou en forme de dauphin formé par l’érosion de la roche, avec un alpiniste suspendu à l’intérieur. On marche dans ruisseau, Céline glisse sur une pierre et s’étale de tout son long. Heureusement rien de cassé.

Pour le repas comme pour la sortie, on a en fait bénéficié d’une annulation la veille. Juste au moment où on arrivait à l’organisme pour se renseigner ils venaient de recevoir une annulation de 4 personnes. On a donc pris leur place et pour le repas ils avaient commandés des picnics qu’on a récupérés. C’est hyper copieux, comme tous les repas d’ailleurs qu’on fait ici. À chaque fois avec 3 portions ça nous suffit amplement. Il y a une salade de pois chiche avec des sardines, des oignons, des poivrons, très copieuse, une poire, une banane, des madeleines, un jus de fruit, du pain, un carré de chocolat par personne. Les enfants ne mangeront pas les pois chiches bien sûr mais se rabattront sur le reste.
Nous sommes installés à côté d’une piscine naturelle et on se baigne avant d’attaquer la deuxième partie : le canyoning.
On enfile nos combinaisons et c’est partie pour quelques heures à marcher dans l’eau, à nager, à se laisser dériver, à escalader des rochers, à sauter, à glisser dans des toboggans naturels et à faire des descentes en rappel.
C’est vraiment ludique, on s’amuse bien et on découvre des points de vues qu’on aurait jamais imaginé si on était resté sur le sentier. On pénètre dans des petites cavités où la lumière traverse et rayonne par de petits interstices dans la roche.
On aura quand même un incident. Sur des sauts, il y a une petite pente en dévers de trois mètres de long. Le guide nous explique qu’il faut courir sur ces trois mètres avant le saut. Mathilde fonce la première comme à son habitude et réussit sans problème. La petite Cléo, décide de ne pas y aller car je ne l’ai pas précisé mais en hauteur il doit y avoir cinq mètres. C’est au tour de Julie, elle commence à courir, mais glisse, elle trébuche, on croit qu’elle va s’étaler sur le dévers, mais non elle arrive à refaire un pas de plus en déséquilibre et tombe à l’eau à plat en criant mais heureusement sans toucher la paroi.
Elle sort de l’eau en panique, et a du mal à respirer à cause de la frayeur qu’elle s’est faite et qu’elle a fait à tout le groupe. Le garçon derrière elle mettra plusieurs minutes à se décider à y aller à son tour, Cléo fera ce saut uniquement dans les bras du guide et Mathilde va faire ce saut 3 fois …
Heureusement, on ne va pas finir sur cette note négative, et Julie fera d’autres sauts par la suite dont un plus haut encore, mais plus facile au sens où on est juste au bord et qu’il n’y a pas besoin de courir.
On retourne au camp à 17h45 après une journée sportive bien remplie, bien chargée en émotions et avec pleins de beaux paysages dans les yeux.
Après une douche rapide, on repart pour aller diner à Alquézar (35 minutes de route) dans un restaurant avec une superbe vue sur les montagnes. Il a été sélectionné dans les plus beaux villages d’Espagne. De jolies maisons de pierres, un village coupé en deux par un gouffre et de jolies églises.



Bref une journée bien remplie !
Demain journée de transition avec pas mal de route.


mercredi 20 juillet 2022

Almerias - 20/07

 Nous nous enfonçons dans les terres pour rejoindre le parc naturel de la Sierra de la Guara. On traverse des paysages où on s’attend à chaque instant à croiser des indiens pourchassés par des cowboys car nous sommes comme dans un décor de western.


Arrivée vers 13h à notre nouveau point de chute pour les deux prochaines nuits. La Casa Tejedor une vieille bâtisse au cœur du parc dans les vallées. Mais le critère qui nous a décidé en dehors de la climatisation c’est la piscine bien sûr !



D’ailleurs aujourd’hui, aucune des trois filles n’est motivée pour repartir faire des visites et nous passons donc l’après-midi au bord de l’eau.




Le soir nous mangeons au restaurant de l’hôtel. Il y a beaucoup de monde, en particulier des français et une grosse proportion d’enfants. Il y a une très bonne ambiance et les enfants jouent ensemble. Mathilde se mêle à eux et joue à 1,2,3  soleil. Là il est 22h25 et elle rentre à l’instant de sa partie de  Loup-Garou de Thiercelin. 


 

Demain grosse journée en perspective puisque nous prévoyons de faire du canyoning toute la journée !

mardi 19 juillet 2022

Jaca 19/07

Les filles devaient être épuisés par la longue journée d’hier car elles se réveillent à 9h. Céline tente le déjeuner typique espagnol car elle commande une part d’omelette accompagnée de son toast grillé enduit de tomates. Elle n’est pas déçue de son choix et je regrette de l’avoir jouer plus classique avec mon croissant !

On s’arrête à une pharmacie qui nous délivre une crème à la cortisone car le pied de Céline a enflé et elle boite bas ...

Nous faisons une heure de route dans la campagne d’Aragon pour rejoindre "Los Mallos de Riglos" d’étonnantes falaises couleurs rouge ocre. Les paysages sont très beaux sur le chemin et la température monte sur le trajet passant de 28 degrés au départ de Jaca à 38 vers midi. 




 

On se promène dans le vieux village de Riglos aux pieds des falaises et à 13h on part manger dans un village à quelques kilomètres de là.





 

Pour les gastronomes "Arroz negro, ensalada tomate, ribs con patatas fritas" au menu.

L’après-midi nous repartons sur les routes sinueuses et tortueuses pour monter jusqu’au Monasterio San Juan de la peña. Nous n’avons pas vérifié les horaires et on espère que ce sera ouvert, et au milieu des montagnes, bien sûr, pas de réseau donc impossible de vérifier avant d’y être. On stresse un peu, surtout Julie qui nous dit qu’on devrait plutôt aller à l’hôtel pour se baigner plutôt que de se risquer sur cette longue route. La route est déserte, on ne croise personne, mais heureusement c’est bien ouvert !

Côté monastère, il y a l’ancien et le nouveau.  Mais ils ne sont pas à côtés. 1.5km. C’est faisable à pied. Sauf quand il fait 38 dehors et qu’on a quelqu’un qui boite très très fort et qui a du mal à avancer. Heureusement il y a une navette qui rejoint les deux sites et on peut attaquer la visite.

L’ancien monastère est très beau. Des belles pierres de couleurs jaunes, des colonnes, des arches. Mais surtout il est taillé dans la roche. La pierre brute sert de toit et d’écrin au monastère qui a été excavé dans la paroi. 





Nous avons avec nous une future tiktokeuse, instagrameuse, youtubeuse ...
 

En comparaison la restitution du nouveau monastères avec des statues en plâtre présentant différentes scènes de la vie quotidienne des moines ne fait pas vraiment le poids et on expédie rapidement cette deuxième visite. Il est déjà 17h40 et on a tous très envie de se détendre dans l’eau.

Ce soir, il y a de la foudre, un peu de vent et quelques gouttes très éparses. Il est 22h15 et la température est descendue à 29 degrés. 

Et pour finir une photo de groupe, WAZAAAAAAAAAA

Jaca - 18/07

Lever à 5h30 pour préparer le picnic et départ à 6h10 de Nogent direction le Sud et la chaleur. Bon, en fait, la chaleur on l’avait déjà !

La route est tranquille très peu de circulation en ce lundi, avec juste quelques bouchons à la traversée de Bordeaux. La température monte doucement et on franchit la barre des 40C juste après le tunnel du Somport.

Nous arrivons à 16h30 à Jaca et après une installation rapide dans la chambre direction la piscine ! Les filles sont ravies et on se refroidit dans l’eau qui nous parait bien froide vu le contraste avec l’extérieur.

Céline marche sur une abeille dans l’herbe et se fait piquer sur la voute plantaire. Ça brûle !


On part ensuite faire un tour dans Jaca et dès le début de la balade on craque et on achète des glaces

Jaca est une jolie petite ville de montagne aux maisons hautes et étroites.
Mathilde profite de chaque pauses pour avancer dans sa lecture de la Cabane Magique.
Nous avons la chance de croiser une fanfare et on fait le tour de la ville derrière elle. La fanfare nous mène dans les rues en avançant en cadence.
Après un petit repas à base de tapas qui ne restera pas dans les annales on finit par le tour de la citadelle avant de retrouver la fraîcheur de notre chambre climatisée.