vendredi 21 juillet 2023

Randonnée jour 3 - Laguna de Quilotoa - 18/07

 C’est la grande journée. La plus difficile, le plus de kilomètres et le plus fort dénivelé. On prend un solide petit déjeuner avec des pancakes tout chaud, des fruits frais, yaourt, granula et l’inévitable omelette. Nous sommes en forme à part Céline qui a toujours la tourista, ce qui la diminue.
8h30 c’est le départ. Nous sommes à Chugchilan 3200 m et on descend à 2800 pour le début de notre randonnée. On descend tranquillement, et on se fait doubler par un 4x4 avec à l’intérieur nos trois amies canadiennes. Elles aussi abandonnent pour cette dernière étape. Je sens la pression qui monte en moi. J’espère qu’on n’est pas trop déraisonnable à tenter cette aventure.
Aujourd’hui il fait beaucoup plus froid. On garde nos polaires durant toute la descente. Il y a du vent, et le ciel est un peu couvert.


On attaque ensuite la première difficulté du jour, une première grosse montée. Pour le.moment tout va bien. Même configuration que la veille, Mathilde, Gabriel, Julie et Céline. On avance bien et à 11h on a franchi la première difficulté.
On chemine sur un haut plateau, traversant la montagne qu’on vient de gravir et on arrive sur l’autre versant. Un vent terrible, puissant souffle de ce côté là. La vue est spectaculaire avec des falaises à pic mais bien verdoyantes. C’est magnifique.

 


À nouveau le chemin est étroit et escarpé. On ne peut avancer qu’à un seul de front mais cette fois il faut qu’on fasse attention aux bourrasques de vents. On parcourt tout le versant, et on finit par descendre au creux de la vallée. À partir de maintenant, ce n’est que de la montée, la partie la plus difficile.
Durant une vingtaine de minutes on avance à un bon rythme. On croise plusieurs français qui nous doublent.
Vers 11h30 premier coup de mou. Nous cheminons sur un chemin large, et pentu. Mathilde est fatiguée et un peu découragée. Cette montée semble interminable. On s’arrête souvent et on continue jusqu’à s’arrêter à 12h pour déjeuner. Il y a beaucoup de vent, mais on s’abrite derrière un rocher. Nous avons notre pique-nique acheté au précédent hôtel. Pour les filles sandwich avocat et pour nous le sandwich standard, avocat, tomate, fromage, omelette.
On repart vers 12h30. Nous sommes seuls, il n’y a plus aucun randonneur en vue, et on a l’impression qu’on est les derniers.


Commence alors la partie qui sera la partie la plus difficile de la randonnée. La montée est interminable. Il y a un vent de folie, par moment les bourrasques arrachent le sable du sol et nos corps et nos visages sont cinglés par de petits graviers.
On enchaine des portions hyper raides où on doit se pencher en avant pour ne pas basculer, et les longs lacets pentus.
Nous sommes tous crevés. On n’a vu personne depuis une bonne heure, quand enfin on se fait doubler par deux randonneurs français avec bâtons et gros sacs de randonnées.
Le vent continue de souffler par rafales, et emporte le chapeau que Céline s’était acheté trois jours avant à Latacunga. On n’a pas le courage de dévaler la pente pour essayer de le retrouver
Enfin à 14h on arrive au sommet. C’est la tempête là-haut. Le vent doit souffler à cent kilomètres par heure. On a du mal à rester debout quand on se prend des bourrasques. On s’approche du bord et on le voit enfin. La Laguna de Quilotoa. C’est un magnifique lac enfoncé dans un écrin de falaise.
On fait quelques photos décoiffantes, et on repart.



Ça devait être une balade tranquille, un final en douceur, ce fut épique. On fait le tour de la lagune par la crête au milieu d’une tempête de vent. La force des rafales est incroyable. Quand on est à l’abri du vent, côté soleil on a chaud. Mais dès qu’on passe par une crête exposée au vent, on doit se baisser et se tenir pour ne pas être emporté. C’est parfois effrayant mais ça reste magique On continue donc notre périple dans ces conditions dantesques et c’est à 15h45 qu’on arrive enfin au village de Quilotoa.
On cherche le bus de retour et on le voit qui roule. Céline se précipite pour le héler, mais pas de problème, il est en train de manœuvrer et quelques instants plus tard on s’installe dans le bus de retour.
Le bus se remplit petit à petit et on retrouve quelques randonneurs croisés durant ces derniers jours.Et les stars du bus sont Mathilde et Julie.
Les américains en nous voyant installés nous font un immense sourire et disent aux filles « you made it » - vous l’avez fait. On a aussi un français qui est venu nous parler et nous a dit qu’il était impressionné par ce qu’elles venaient de réaliser sachant que c’est la randonnée qu’ils aimeraient bien faire avec ses enfants trop jeunes pour le moment.
Forcément Mathilde s’endort dans le bus.
18h30 de retour à Latacunga. Nous nous arrêtons pour acheter nous billets de bus à la compagnie Santa : Bus de nuit arrivée à 3h du matin ou le lendemain départ à 12h10 et arrivée à 20h.. On choisit cette option pour aller à Cuenca et on rentre manger à la pizzeria puis tout le monde se douche, un dessin-animé pour les filles et extinction des feux.
We made it!

randonnée jour 2 - 17/07

 Nous sommes tous réveillés vers 6h30 par la lumière du jour. On prend notre petit déjeuner, on récupère 4 paniers déjeuner et on part vers 8h30.
C’est un faux départ car on part dans la mauvaise direction, mais on s’en rend compte très vite et c’est reparti pour une grande descente, suivi d’une belle montée. Ce petit détour nous aura permis de voir les enfants en train de chanter en grande ronde dans une sorte de centre aéré.


De nouveau Céline est à la traîne et peine beaucoup. On décide de se ré-organiser et de profiter que Julie est en forme. C’est elle qui récupère le sac de Céline, Céline prend celui de Mathilde (le plus léger) et je prend le mien et celui de Julie.

On trouve aussi 2 bâtons, un pour Mathilde et un pour Céline.
Cette fois c’est Mathilde qui va en tête, on lui laisse prendre un peu d’avance et surtout c’est elle qui gère ses pauses. Et ça fonctionne. Le fait d’être en tête la motive et même dans les grosses montées elle monte très bien. Quand on la rattrape, elle s’est déjà reposée et elle repart d’un bon pas. Ça fait plaisir de la voir galoper et beaucoup moins souffrir que la veille.
 


Le stress du jour sera pour Julie. Nous devons traverser la rivière sur un pont suspendu. Des câbles en aciers rejoignent les deux berges, en-dessous de nous la rivière et de gros rochers. Le problème ce sont les planches. Des planches de bois grises, fendues par endroit, pas toujours très stable.
Mathilde et moi traversons les premiers. Elle devant et moi qui lui tient la main et qui essaie de me tenir aux câbles quand il sont à ma hauteur. Le pont n’est pas stable, ça bouge et on essaie de marcher au maximum au centre des planches. Mathilde est détendue et n’a aucun problème pour franchir la vingtaine de mètres au-dessus du vide. Je suis plus tendu qu’elle.
Puis c’est au tour de Julie accompagnée de Céline. Julie est stressée, elle pleure mais avance sans s’arrêter et franchi l’obstacle.

Pour la grosse montée du jour, on dépose un couple d’hollandais, et on la fait au même rythme que 4 jeunes américains ! On avance régulièrement sans beaucoup de pauses. Le sentier est à pic, on serpente sur une bande étroite qui fait tout juste la largeur d’une personne avec le vide sur notre gauche et une falaise à droite.
On arrive à 15h à notre hôtel. Bien que plus longue et plus difficile cela s’est beaucoup mieux passé que la veille.
En arrivant on voit qu’il y a un sauna, et on réserve pour 16h (3$ par personne).
On retrouve à l’hôtel les trois canadiennes de la veille, pour qui la journée a été difficile.
On a à nouveau une immense chambre avec deux lits doubles et une salle de bain.
Céline est la première à la douche, puis vient Julie qui doit se rincer à l’eau froide ! Céline a pris toute l’eau chaude !
À 16h c’est sauna et bain turque (hammam). Chaleur sèche d’un côté, et chaleur saturée en humidité de l’autre.
Dans le hammam, les vapeurs d’eau nous suffoquent. Ils ont en plus mis des plantes odorantes. Ça prend à la gorge, on a du mal à respirer, c’est assez stressant. Mathilde ne tient pas et sort tout de suite. On va juste faire du sauna tous les deux, tandis que Julie et Céline enchainent les deux.
Après une pause dessin-animé et YouTube à la chambre, on part au diner à 19h.
Comme pour l’autre hôtel, c’est une ambiance de refuge de montagne. On mange sur de longues tables et tout le monde partage le menu unique.
On discute avec des hollandais, qui n’ont pas vraiment apprécié leur journée. Je fais office de traducteur entre eux et l’hôte qui ne parle pas anglais. Ils lui disent qu’ils abandonnent et qu’il feront la dernière étape en taxi.
Bilan pour nous, une bonne journée de marche. Bravo à Mathilde pour avoir gardé un bon rythme de marche, et félicitations à Julie qui a porté le sac de sa mère pour la soulager et qui malgré ce poids supplémentaire allait plus vite qu’elle.


mercredi 19 juillet 2023

Insinlivi - randonnée jour 1 - 16/07

 Lever 6h30, petit-déjeuner 7h. Nous sommes les premiers et tout n’est pas prêt. On voit le gérant sortir et revenir quelques minutes plus tard avec du pain et des viennoiseries. 7h10 nos premiers plats arrivent : plat avec des fruits frais. Puis du yaourt liquide, puis des petits pains, un jus de fruits, granula et enfin omelette. C’est très copieux et je suis le seul à prendre l’omelette.
Nous laissons nos 2 gros bagages à l’hôtel et on part à pied vers 7h35 de l’hôtel pour aller au terminal de bus. On y arrive en une dizaine de minutes, et dans la ville on voit plusieurs autres groupes de randonneurs qui convergent dans la même direction.
Au terminal plusieurs rabatteurs sont là pour nous vanter leur compagnie de bus, on demande le bus de 8h pour Sigchos, et on nous propose un départ à 9h30 et un autre à 10h. Dans le hall, on ne voit pas de compagnie qui affiche un départ à 8h comme nous l’avait indiqué l’accueil de notre hôtel.
Heureusement Céline, traverse la zone des guichets et va sur le quai des bus où elle voit un bus pour Sigchos. On demande au chauffeur, et il part à 8h. Il suffit de monter et on paiera notre ticket à l’intérieur (2.65$ pour un trajet de 2h).
Le bus part à l’heure, il est rapidement complet, et des personnes voyagent debout dans l’allée centrale.
On arrive à Sigchos vers 10h15 et on démarre vraiment vers 10h30 notre randonnée.
C’est parti pour 3 jours de randonnée en altitude.
Pour ce premier jour, c’est la partie la plus facile, nous allons de Sigchos à Insivili. C’est annoncé 10km et 3 à 5 heures de marche.


Nous avons 4 sacs à dos qui contiennent trousse de secours et médicaments, un change, pull et veste lunettes de soleil, chapeaux, quelques fruits secs et biscuits et mon appareil photo et ses deux objectifs (c’est ça le plus lourd !)


On essaie de donner du rythme dès le début et ça tombe bien car c’est de la descente. Nous partons de 2875m et descendons une vallée jusqu’à 2562. Les paysages sont très beaux, cela ressemble beaucoup aux alpes.
On croise même deux lamas et Julie est super contente car elle rêvait de faire un selfie avec un lama !



La première partie tranquille, mais cela va se gâter ensuite.
On commence notre montée qui doit nous amener à 2950m d’altitude. Et là c’est dur. Très dur. Mathilde et Céline sont en grande souffrance. Il y a peut-être l’altitude qui joue, la fatigue accumulée des jours précédents mais elles ont beaucoup de mal. Mathilde a envie d’abandonner. Elle se traine et doit faire des pauses toutes les minutes. Elle est aussi triste et démotivée car elle se rend compte qu’elle nous ralentit tous.
Ce qui nous rassure c’est que nous sommes dans le même tempo qu’un groupe de trois canadiennes qui ne vont pas vraiment plus vite que nous. On se croise et se dépasse au rythme de nos pauses.
On improvise un bâton de marche avec une branche trouvée sur le sentier. Ça aide un peu Mathilde, mais c’est vraiment très difficile.
Je commence à me dire que cela va être très compliqué car c’est la journée la plus facile
Julie de son côté est en forme, c’est elle qui trace la route devant nous. Je la suis, un peu moins frais qu’elle, mais ça va.
Enfin au bout d’une heure trente de souffrance on arrive à une route et les deux derniers kilomètres sont globalement plat.



On rejoint notre hôtel il est 15h et on va pouvoir enfin se poser.
On a une immense chambre avec deux lits en bas et 4 dans la mezzanine. La vue de notre balcon est magnifique et il y a même trois lamas qui se prélassent dans le jardin de l’hôtel.
À 19h, c’est le repas commun. Nous sommes 18, que de randonneurs et il y a 10 menus végétariens !
Comme pour quasi tous les repas, les filles ne mangent pas trop (quelques bouts de poulets et un peu de riz blanc) alors que les adultes se régalent.
L’ambiance est détendue, c’est comme un refuge à la montagne. Ils ont même allumés le poêle car les températures chutent dès que le soleil est masqué.
On se couche à 21h, il faut se reposer une journée encore plus difficile nous attend demain.


Latacunga - 15/07

 Nous nous réveillons vers 7h à cause du jour qui filtre par les rideaux. On prend notre temps et quittons l’hôtel à 10h. Juste quand nous sortons de notre hôtel un taxi passe devant. On le hèle et on lui dit qu’on veut aller au terminal de bus de quitumbe au sud de la ville car nous allons à Lacatunga.
Il m’annonce un prix de 10$ et c’est parti. Je discute avec le chauffeur et il nous propose de nous amener directement à Latacunga pour 50$. C’est à 90km de Quito et normalement environ 1h30 de route une fois qu’on est sorti de Quito.
Rapide calcul : 10$ de taxi à Quito, 10$ de bus et 5$ de taxi à latacunga. Je lui propose 30$, il refuse. On dit tant pis, direction le terminal de bus. Mais quelques minutes plus tard, il me propose 40$ et je dis ok.
Le trajet va durer 2h, et c’était bien pratique d’y aller en taxi !
On dépose nos bagages à l’hôtel et on part manger. Notre choix ou plutôt le choix de Julie s’arrête sur une pizzeria. Les filles adorent moi pas trop car ils ont mis de l’ail dans la pâte des pizzas.




L’après-midi on se promène dans la ville. C’est une charmante petite ville qui nous plait bien. C’est propre, ça a l’air très sûr, il y a de jolis bâtisses bien conservées. La ville est entourée par de hautes montagnes avec notamment le volcan Cotopaxi.


Nous passons donc un après-midi tranquille avant la dure journée qui nous attend le lendemain et le début de notre randonnée en montagne.




samedi 15 juillet 2023

Retour à Quito - 14/07

 C’est la fin de notre périple en Amazonie. On déjeune au Lodge et on repart faire deux heures de pirogues pour rejoindre la civilisation.
Départ 9h30.
Le ciel est couvert mais il ne pleut pas. Sur le chemin, on s’arrête à nouveau pour profiter du spectacle fourni par les singes. Il y a deux arbres penchés de chaque côté de la rivière qui se joignent presque. Cela fait un pont naturel. On s’arrête  en dessous et on a l’impression d’être devant une autoroute à singe. Pendant plusieurs minutes on les voit prendre leur élan et sauter dans le vide. Ils sont hyper légers car ils arrivent à s’accrocher à de petites branches fines qu’on voit descendre puis osciller sous l’impact. Ce sera l'occasion de voir également un anaconda.


12h30 on reprend un mini-bus qui nous amène à Lago Agrio.
14h30 déjeuner




15h15 on retrouve le même bus qu’à l’aller.
Vers 18h45 le jour se couche et on attaque la partie la plus sinueuse de la route. Il pleut dehors, mais aussi dedans ! L’eau s’infiltre par la grille d’aération du plafond et me tombe dessus. Heureusement il y a de la place et on change de place avec Julie.
20h30 On s’arrête dix minutes sur une aire et j’achète quelques chips et cacahuètes. Cela fera notre repas du soir.
22h Le trajet est interminable. Céline est malade avec toutes les secousses du bus. Heureusement nous avons gardé quelques pochettes Iberia ….
1h On arrive enfin à Quito avec 2h de retard sur l’horaire annoncé. On se dépêche de rejoindre notre hôtel à 300m de là.
1h10 J’ai perdu la clé ! Quelle clé ? La clé avec laquelle on verrouille notre gros sac noir à roulette. Je l’avais mise dans ma pochette ventrale. J’ai deux compartiments un grand où je garde notre argent en liquide et un petit où je mets la clé. Et la fermeture éclair du petit est ouverte. On est crevé mais Céline commence à ouvrir tous nos autres sacs dans l’espoir de trouver le double. Au bout de trois minutes, et c’est long trois minutes, on trouve simultanément ma clé et le double. Je l’avais glissé aujourd’hui dans le compartiment principal avec les billets!!
Il est plus que temps de dormir.

Cuyabeno - jour 3 - 13/07

 Lever 5h40 car nous partons à 6h pour admirer le lever du soleil et aller voir des oiseaux. Bon les filles râlent un peu, car elles n’ont toujours pas récupéré en terme de sommeil.
Les couleurs sont magnifiques, et un joli jaune ocre embrase l’horizon quand le soleil se lève.



On profite quelques minutes du spectacle avant de partir à la recherche d’oiseaux.
On trouve des toucans, des colibris, hérons, perroquets jaunes et beaucoup d’autres encore. 

Puis retour au Lodge, petit-déjeuner et on part pour une journée à pagayer. Nous avons perdu le couple de hollandais qui reparte dès aujourd’hui et nous sommes donc maintenant un groupe de 6 (un couple d’anglais et nous quatre) plus le guide dans la pirogue.
On essaie de pagayer en rythme mais assez rapidement, les filles arrêtent, et on se retrouve entre adultes à faire avancer notre embarcation. Il fait un temps magnifique. Magnifique mais chaud ! On se tartine régulièrement de crème solaire pour éviter de cramer car le soleil tape fort, mais avec l’humidité de la rivière, les nombreuses portions ombragées sous les arbres, c’est vraiment très agréable.
En plus, à la rame, on n’a pas le bruit du moteur, et on se sent plus dépaysé encore.
On continue à chercher des animaux, et on tombe sur une véritable colonie de singes. On s’approche juste sous leurs arbres et on les voit attraper des fruits, se balancer d’arbre en arbre, et se courser. Ils sont très actifs et on profite pleinement du spectacle. Nous ne sommes pas les seuls à profiter. De nombreux oiseaux volent autour et attrapent en vol les insectes qui sont décrochés par le raffut des singes. Et c’est pareil pour les poissons, qui s’agglutinent aux pieds des arbres pour se nourrir des graines tombées. Toute la forêt semble profiter de l’activité de ces singes.






 

On aperçoit une seule fois un piranha, il parait que la rivière en est farcie, mais comme l’eau est trouble on ne les voit pas.
Puis notre périple nous amène à un lac. C’est le second plus grand de la zone. Des arbres semblent flotter au milieu, donnant une impression de forêt abandonnée au lieu. Nous sommes seuls sur ce très grand lac et c’est magique.
On le traverse pour aller pique-niquer en face.





Nous allons aussi faire une petite balade en forêt. Notre guide nous montre plusieurs exemples de symbiose. Notamment des fourmis qui colonisent une espèce de feuille. En échange de cet habitat, elles protègent la plante des parasites et des autres insectes. Ronald prend son couteau, fait une entaille et on voit immédiatement des dizaines de minuscules fourmis jaunes sortir. Petites mais très dangereuses. Il nous demande de bien faire attention.
Nous découvrons aussi l’arbre qui sert de base à donner sa saveur amère au schweps, l’arbre qui donne de la pénicilline.
Sur le chemin du retour, Ronald repère à nouveau un paresseux. Mais cette fois c’est la bonne. Il est tout proche et il est actif ! Alors que celui de la veille restait complètement immobile, celui-ci est en train de changer d’arbre. On se met à sa verticale et on le regarde tranquillement passer au dessus de nous.


Le trajet retour continue, on commence à fatiguer, ça fait quand même plusieurs heures qu’on pagaie aujourd’hui, et pour finir en apothéose cette journée, on a droit aux fameuses averses des forêts tropicales. Il se met à pleuvoir des trombes d’eau. On comprend bien pourquoi ils nous fournissent des ponchos. On les enfile, et on avance durant la dernière demi-heure sous le déluge.
C’est sûr, que j’ai pas envie d’avoir ce temps toute la journée, mais à l’inverse c’était finalement très sympa de finir sous ce temps très particulier.
Et puis en tant que bretons, la pluie c’est un peu notre élément :-)

Pour la dernière sortie, nous allons faire une petite randonnée en forêt à la tombée de la nuit. Nous progressons dans la forêt. Il nous montre différentes sortes de lianes qui contiennent de l’eau. Attention, à la forme et à la souplesse de la liane quand on veut boire cette eau. Certaines contiennent une eau parfaitement potable tandis que l’eau des autres amenera maladies, diarrhées voire la mort. Bon, je vous le dit, on est foutu, c’est trop dur de les différencier.
Il nous explique aussi comment obtenir de la matière inflammable avec la sève d’un arbre, il nous présente l’arbre à curare - le célèbre paralysant utilisé pour empoisonner des flèches et qui a été utilisé comme anesthésiant par un médecin britannique.
On découvre aussi le champignon zombie qui contamine les insectes, prend le contrôle de leur hôte et finisse par le tuer et s’en servir comme terreau.



Les filles trouvent la présentation intéressante et sont bien attentives.
La nuit tombe et les insectes et les petites bêtes se réveillent. Ça crisse, ça bruisse dans tous les sens. Alors que l’environnement sonore était très calme, avec la tombée de la nuit on entend des bruits partout. Le son nous enveloppe.
On progresse avec difficulté car c’est très boueux après la pluie torrentielle de l’après-midi.
L’avantage c’est qu’on ne voit pas d’araignées et que Julie bien que stressée nous accompagne tout du long.


 



vendredi 14 juillet 2023

Cuyabeno - 12/07

 On a tous très bien dormi ! Il y a juste à 5h30 une espèce de cigale qui fait un bruit de tronçonneuse, moi avec les boule quies aucun problème, les filles dorment d’un sommeil de plomb, c’est juste Céline qui sera réveillée mais qui va se rendormir.
8h petit-déjeuner, omelette, fruits frais.
Nous repartons sur la rivière cuyabeno en pirogue à moteur et c’est à nouveau l’occasion de découvrir la faune. Notre guide, Ronald, a une vue extraordinaire, il déniche les animaux à plus de cent mètres. On voit de nombreux singes, des oiseaux de toutes les couleurs, des espèces de dindons locaux et on s’arrête un long moment pour voir un paresseux. Le guide nous pointe l’arbre où il a grimpé, mais sur les huit passagers, seuls deux arrivent à le voir, car il se fond dans le décor.


 


Notre objectif ce matin est de rejoindre un village indigène Siona. Les enfants jouent au bord de la rivière. C’est une petite communauté d’environ 400 personnes. Ils utilisent l’eau de pluie et l’eau de la rivière. Ils ont depuis 5 ans des panneaux solaires qui ont été installés par le gouvernement et qui servent principalement à leur donner accès à internet.
Notre guide nous montre des fruits qui servent de colorants naturels et on a droit a une petite décoration. Ensuite c’est atelier cuisine.
On déterre des racines de Yuka (nom local pour du manioc). Ensuite on va le taper, le presser pour l’égoutter et enfin le tamiser.
Mathilde adore cette activité, et c’est elle qui va le plus raper et tamiser de tout notre groupe.
Puis une dame, fait des tortillas de Yuka qu’on mange avec une garniture de thon, tomates, oignons et jus de citron. C’est un régal !

 





Sur le trajet de retour vers le Lodge on a la chance de voir de près deux dauphins qui s’approchent de notre embarcation.
L’après-midi on fait un nouveau tour du Logo grande, Julie, Mathilde et moi nous lançons à l’eau pour une petite baignade. Puis on assiste à un magnifique coucher de soleil depuis notre pirogue.
L’activité de la soirée est la recherche de caïman. Il fait nuit noire, notre pirogue avance à toute vitesse le long de la rivière et notre guide éclaire alternativement les deux rives à la recherche d’animaux. Notre guide est vraiment incroyable il commence par nous dénicher un animal perché dans les arbres. Au bout de vingt minutes, il en voit un. Il pointe sa torche vers la berge, notre pirogue s’enfonce entre les racines, mais non. Le caïman est parti quand s’est approché.
On repart, le bateau fonce de rives en rives, on fait le tour de méandre, on traverse le grand lac. Nouvel arrêt, Ronald en a vu un. On s’approche doucement, on est au pied d’un autre Lodge, mais de nouveau l’animal s’enfuie avant qu’aucun de nous n’ai pu le voir.
On commence à se demander si Ronald bluffe et s’il en a vraiment repéré !
La pirogue continue sa course. Le temps passe, il va falloir bientôt rentré pour le diner, et on a rien vu. On sent la frustration de notre guide. Alors que nous sommes tout proche de notre Lodge, il annonce qu’il en a trouvé un autre. La pirogue fait demi tour et s’enfonce dans la zone pointé par la lampe torche de Ronald. Cette fois c’est la bonne. Il nous a trouvé un petit caïman, qui reste complètement immobile alors qu’on s’immobilise à côté de lui. Ses tête avec ses gros yeux dépasse, et on peut le voir de près.


Et voilà, les activités sont finis pour ce soir. Retour au Lodge, diner et dodo.