jeudi 14 août 2025

12/08 Los angeles - Hollywood

Le soleil perce derrière la montagne une douce lumière dorée illumine notre tente. Il est 7h. Nous sommes dans la nature ... et nous faisons face à une invasion de moucherons et autres insectes volants. On réalise notre repliage de tente le plus rapide du séjour. Les filles vont se mettre à l’abri dans la voiture tandis qu’on plie la tente avec Céline.

Nous faisons ensuite route vers Los Angeles qui est notre destination finale. On va y passer 3 jours avant le retour en France.

On roule bien jusqu’à ce qu’on entre dans la ville. Et là malgré les 2 fois cinq voies on rentre dans les bouchons. C’est Julie qui a planifié notre journée et on commence par Beverly Hills.


 

On se gare à un kilomètre du centre pour pouvoir se balader dans le quartier.  Juste à côté, il y a un camion qui vend de la nourriture mexicaine. Il est 11h et beaucoup de gens viennent chercher leur repas. Que des latinos. D’ailleurs, dans le quartier, on voit clairement une ségrégation. Soit ce sont des voitures de luxes, porshe, ferrari, mercedes. Soit des pick-up avec des tondeuses à l’arrière, des râteaux. 


 

On avance dans le quartier et on croise plus de jardiniers à s’occuper des pelouses, arbustes que des habitants du quartier. Un point qui nous a tous marqué, ce sont les pelouses. Elles sont superbes : denses, très vertes et d’un moelleux incroyable. On a l’impression d’être sur un trampoline tellement c’est moelleux.

Les maisons sont immenses et de tous styles, du moderne, de l’ancien, des maisons à colonnades. Et puis il y a les palmiers, grands, omni-présents et majestueux.


 

On rejoint ensuite le centre de Beverly Hills et sa zone de boutique de luxe.


 

Le soir nous allons à l’observatoire Griffith. C’est une colline sur les hauteurs de Los Angeles. On voit le panneau Hollywood mais aussi les gratte-ciels du centre-ville.


 On termine la journée dans un pub à regarder le match de baseball et à écouter un groupe de rock.

mercredi 13 août 2025

11/08 Santa Barbara

Ce matin route jusqu’à Santa Barbara. On se gare dans un quartier résidentiel charmant. De belles maisons en bois, des petits jardins. 


 

On arrive ensuite dans downtown - le centre ville. Ici c’est ambiance Espagne coloniale. De grands bâtiments blancs, des arcades, du fer forgé et de grandes portes en bois. Il fait doux et on n’a pas de brume ici! Il se dégage une atmosphère paisible de cette cité. C’est propre, de beaux bâtiments en dur, des boutiques, des restaurants une vrai ville balnéaire.



On mange dans un très bon restaurant et on enchaîne par 2h de shopping.
On remonte la rue principale, jusqu’au bord de mer et son quai qui est le plus ancien des États-Unis. On est dans une carte postale : sable blanc et palmiers.
Les filles adorent.



Ensuite quelques courses et 40 minutes de route de montagne pour arriver à notre camping.
C’est une ferme qui loue 3 emplacements. L’installation est spartiate, un jerricane d’eau, des toilettes sèches ouvertes sur l’extérieur mais la vue est incroyable.



Le vent souffle fort, très fort. On avance piquet par piquet pour planter la tente, en tenant bien fort pour ne pas qu’elle s’envole. On pic nique face à la mer avec quelques grains de poussières dans nos assiettes ;-)


 Le début de nuit sera difficile. Il fait extrêmement chaud sous la tente. Le vent continue à souffler, et fait claquer bruyamment la toile de tente. Vers 1h30 du matin le vent s’arrête enfin, et la nuit commence à fraichir. 

 

 

lundi 11 août 2025

10/08 Paso Robles

On se réveille dans le brouillard et le froid. 12 degrés, bien humide.
Pendant que les filles dorment dans la tente, Céline et moi examinons la carte pour voir nos options. Le plan balade sur la côte nous semble moins optimal dans ce froid de canard que que quand on l’avait envisagé depuis Cesson. On a pris un hôtel loin de la côte et Céline repère un lac . On regarde la météo. 15 degrés en bord de mer, 34 dans les terres. Ce choix d’hôtel éloigné par défaut car il n’était pas très cher était peu être un grand coup de chance.
On fait tout de même un bout de chemin le long de l’océan et on profite d’une petite acalmie dans le brouillard pour rejoindre une plage. Un vent qu’on qualifiera de vivifiant, une eau plus froide qu’en  Bretagne:  on reste sur le sable avec nos vestes polaires à jouer un peu avant de repartir.



Ce midi on teste les burgers dr chez Carl’s Junior. Guacamole, bacon , oignons il y a des senteurs mexicaines ici et c’est plutôt bon et original.
On passe par un quartier « témoin ». Exactement l’idée qu’on se fait des banlieues américaines. De petits pavillons bien alignés sur des rues tracées au cordeau, un drapeau américain devant quasi chaque maison et une pelouse incroyable. Verte, moelleuse, super épaisse. On a l’impression qu’on va rebondir quand on marche dessus.


 

On arrive ensuite à Nacimiento Lake. C’est un lac artificiel lié à un barrage. Je n’aime pas trop le paysage. Les collines sont pelées. On avance, jusqu’à une guérite. C’est payant d’aller jusqu’au lac. Comme je n’ai pas apprécié la vue, on fait demi-tour. Tant pis pour le lac, on va à notre hôtel situé à Paso Robles.

Sur place, excellente surprise, il fait chaud (33 degrés) et il y a une piscine et un spa. On se détend donc autour de la piscine.


 Il doit y avoir un incendie pas loin, car de nombreux camions de pompiers sont garés à notre hôtel.


 On termine la journée dans un très bon restaurant de viandes fumées.

09/08 Highway One

Notre première mission de la journée est d’aller au commissariat. 



Hier soir en rentrant à l’hôtel Céline a trouvé par terre une petite trousse en jeans avec un dessin de Toy Story. À l’intérieur un permis de conduire, une carte de bus, deux cartes bancaires, et 1972$ en cash !
On a cherché à joindre la personne sur Facebook, sans succès. 
Et donc ce matin c’est direction le commissariat. On est à juste 3 rues de notre hôtel, et l’environnement change totalement. Des détritus au sol, et surtout des SDF partout. Allongés, des sacs plastiques autour d’eux, parfois un duvet. On croise une personne qui parle seule, une autre allongée les yeux vitreux et grands ouverts. Le contraste est saisissant avec notre quartier touristique à 5 minutes à pied. 
Au moins le commissariat est bien placé et on se dit qu’on a bien fait d’attendre le matin pour y aller.
On entre dans un petit hall. Devant nous deux sdf et un chien. Derrière une vitre une policière. Elle expédie les deux femmes, d’un air blasé et me dit de prendre le combiné de téléphone à droite la vitre tandis qu’elle décroche de son côté. Je lui explique qu’on a trouvé un sac avec permis, cartes bleues de crédit et du cash. Elle me demande de faire passer le sac par une fente et me dit c’est bon on va essayer de retrouver le propriétaire. Et c’est tout. Pas de formulaire à remplir, pas de question sur l’endroit où on l’a trouvé. On espère que sa propriétaire récupérera tout, argent compris.

Retour à l’hôtel, on fait les bagages et Céline va chercher la voiture qu’on a laissé dans un garage durant 3 jours. 
Quand elle arrive devant l’hôtel, on a un problème avec la voiture. Le voyant « brake »
est allumé en rouge. On vérifie le manuel : c’est le frein à main qui est enclenché. Ce sont les voituriers du parking qui l’ont enclenché mais le problème c’est qu’on ne sait pas comment l’enlever !
D’ailleurs, depuis 3 semaines on se dit que c’est bizarre qu’il n’y ait pas de frein à main, car à chaque fois qu’on coupe le contact la voiture systématiquement avance de quelques centimètres. C’est pas grand chose mais c’est stressant. 
Impossible de trouver comment le dé-enclencher. Céline redémarre mais non , on sent que ça frotte. Comme on est devant notre hôtel, Céline va demander de l’aide. Et un employé très gentil vient voir. Il trouve tout de suite. C’est une pédale près du frein. On pensait que ça servait à ouvrir le capot.
 

Vers 10h on part enfin pour notre première étape :  l’université de Berkeley. Un grand campus, des pelouses, des arbres, de grands bâtiments en pierre et même un campanile. 




On décide de visiter une des nombreuses bibliothèques du campus. Il y a de nombreuses affiches demandant de respecter le calme des lieux. Et effectivement l’ambiance est paisible, studieuse et sereine. Les moulures au plafond, les rayonnages de livres anciens, les lumières tamisées, tout incite à la réflexion et au calme. Julie se verrait bien réviser ici.




PS: appel aux dons, les frais de scolarité ( hors logement, nourriture et tout les autres frais pour vivre) s’élèvent à 30.000$ par semestre !
Nous rejoignons ensuite la Highway One, dite « Pacifica », qui longe l’océan. On a prévu de suivre la côte, profiter des points de vue et des plages.



Le plan est un peu pourri, tout comme le temps. Notre brouillard de San Francisco est installé sur toute la côte. Il fait froid, le ciel est gris et on a une visibilité d’à peine 100m au maximum.
En plus il y a des bouchons ! Le point positif sera le restaurant italien servant d’excellentes pâtes.
On arrive à notre camping vers 17h30. Camping car on est proche de la Sillicon Valley et avec les ingénieurs d’Apple, Facebook et Google, les prix des hôtels ne sont pas dans nos grilles de prix.
On campe chez un particulier qui loue son ranch. Il y a 3 emplacements et c’est bien équipé, table, banc et le traditionnel barbecue.
Comme on a froid, on fait un gros feu, on grille un steak et des marshmallows, ce qui rend la soirée bien agréable.


 

samedi 9 août 2025

08/08 - San francisco

 Ce matin nous allons à l’académie des sciences de Californie après avoir prix des crêpes au nutella au café central. Attention braquage ! 204$ et encore les enfants on eu un tarif réduit.


 

À part le prix c’était très bien. On a vu un aquarium, une forêt tropicale, une exposition sur les animaux en Afrique et clou du spectacle un film dans le planétarium. Nous sommes allongés dans nos fauteuils. L’obscurité est totale, quand soudain le plafond nous attire dans une épopée spatiale, à la rencontre des astéroïdes qui traversent notre univers. Le spectacle est complétement immersif. On a une demi-sphère d’écran et c’est si réaliste qu’on a l’impression que notre fauteuil bouge.

Tout est très ludique et abordable pour les enfants. Les dinosaures sont animés, il y a des tablettes tactiles pour interagir avec du contenu, des petits jeux. 


 

En milieu d’après-midi on part voir Lombard Street. On la remonte pendant 20 minutes. C’est la rue la plus raide qu’on ait jamais emprunté. On a devant nous un vélo électrique qui renonce et met pied à terre tellement elle est pentue. 

 


Mais si cette rue est spéciale ce n'est pas pour sa pente. Alors qu’ici toutes les rues sont tracées au cordeau, et qu’on a un superbe quadrillage, une portion de rue serpente en zig-zag. Ça n’aurait pas vraiment d’intérêt en Europe, mais ici ça devient une attraction touristique !

Le soir après un repas japonais, on finit à la boutique Nintendo. C’est incroyable. Ce matin en passant devant, il y avait du monde 15 minutes avant l’ouverture à faire la queue. Et comme c’est près de notre hôtel, on est passé plusieurs fois devant, et il y a un garde à l’entrée qui gère les flux de personnes et qui compte le nombre de personnes. Les filles font une partie de mario kart.


 

vendredi 8 août 2025

07/08 - San Francisco

 Réveil vers 8h30. On prend un très bon petit déjeuner au café central : gaufres au nutella, œufs et bacon pour Mathilde, gaufres aux fruits et à la chantilly pour Julie, bol de fromage blanc, muesli et fruits frais pour Céline et énorme sandwich au pastrami pour moi.

On rejoint en bus le golden gate  À notre droite San Francisco, un magnifique ciel bleu. À notre gauche le point de vue iconique de SF. Seul petit problème, le fameux pont est recouvert par la brume de mer et quasi invisible. C’est très fréquent ici, la ville est très connue pour son brouillard, qui peut couvrir un quartier tandis qu’il fait beau à côté.


 

On se promène dans le magnifique Golden Gate parc qui abrite roseraie, des arbres majestueux, des musées.

Bus puis métro pour rejoindre le quartier Castro qui abrite la communauté LGBT. Le drapeau arc-en-ciel est omni-présent. 

 


On mange vers 14h30 dans un restaurant Vietnamien. Ça nous change et les filles se régalent. On déambule dans les rues et admirons les maisons cossues du quartier et des fresques murales.



 

Retour vers Union square pour une séance shopping pour les filles, pendant que je me repose à l'hôtel.


 

Vers 19h on part prendre le cable car, ancien tramway en bois qui permet de rejoindre notre quartier au port. Ça secoue, ça grince, ça couine dans cette machine. L’opérateur, juste derrière nous,  actionne de grande barres métalliques. Mathilde et Julie sont debout sur des marches à l’extérieur et c’est voulu ! Elles ont foncés pour prendre ces places de choix. Dans les grandes pentes des rues, c’est comme un tour de manège avec en plus les voitures et les autres cables car qui passent à quelques centimètres d’elles.




 

On mange dans un restaurant de poisson et fruits de mer du port et retour en cable car. 

06/08 - San Francisco

 Route vers San Francisco après 1h30 pour se préparer et ré-empaqueter tout notre bazar. Les paysages défilent. Il fait plus frais. On quitte la montagne pour une zone plus vallonnée  avec de longues herbes sèches parsemées de quelques arbres très verts. On voit quelques troupeaux de vaches noires, quelques moutons, une autruche. On traverse ensuite d'immenses exploitations d'arbres fruitiers. Arrivent ensuite les zones urbaines beaucoup plus denses et riches.

En arrivant à Oakland, on s'arrête dans une zone commerciale où nous trouvons les fameuses gourdes Stanley dont les filles rêvent depuis le début du trajet. Il est 15h quand nous mangeons dans une nouvelle chaîne de fast-food. Au menu poulet frit et frites en forme de gaufrette. C'est très bon sans doute parce que nous sommes affamés ;-)

Nous sommes agréablement surpris par la beauté de la baie de San Franciso. Les eaux sont vertes, il y a une impressionnante zone de gratte-ciels et les jolies maisons avec les fenêtres qui ressortent. On rejoint l'hôtel Kensington. Notre chambre est au 11ème étage. 


 

Nous avons réservé une visite de nuit d’Alcatraz. Nous traversons la ville à pied via Chinatown pour rejoindre l’embarcadère. 

Ça monte, ça descend. Les rues sont très pentues.


 

 L’autre surprise ici, ce sont les voitures autonomes. On en avait eu un aperçu à Las Vegas mais ici on en croise des dizaines. Il y en a partout. On voit passer les voitures sans chauffeur avec juste un passager à l’arrière. Bienvenue dans le futur !

On embarque sur le ferry de 19h pour visiter Alcatraz de nuit. 


 


 

Sur place, on peut déambuler sur l’île, mais aussi suivre un parcours avec un audioguide. Nos narrateurs sont d’anciens gardiens et détenus de la prison. On passe par la cour de récréation, la cantine, la bibliothèque et bien sûr les cellules. 



 

Comme on a vu récemment le film l’évadé d’Alcatraz (avec Clint Eastwood), on a plein de détails en tête et on se rend compte que le film est très réaliste sur comment cela s’est passé. On retrouve aussi la cour identique à celle du film.


 

On passe une bonne soirée et on prend le dernier ferry pour rentrer. 


 

On décide de retourner à l’hôtel à pied, 40 minutes de marche tout de même. C’est étonnant, la ville est «morte». Il est 22h et quasi tous les commerces, restaurants sont fermés. Quasi aucune circulation dans la ville. On ne trouve que quelques bars ouverts, mais on est loin de l’animation qu’on s’attend à trouver dans une ville de plus de 800.000 habitants.