Notre première mission de la journée est d’aller au commissariat.
Hier soir en rentrant à l’hôtel Céline a trouvé par terre une petite trousse en jeans avec un dessin de Toy Story. À l’intérieur un permis de conduire, une carte de bus, deux cartes bancaires, et 1972$ en cash !
On a cherché à joindre la personne sur Facebook, sans succès.
Et donc ce matin c’est direction le commissariat. On est à juste 3 rues de notre hôtel, et l’environnement change totalement. Des détritus au sol, et surtout des SDF partout. Allongés, des sacs plastiques autour d’eux, parfois un duvet. On croise une personne qui parle seule, une autre allongée les yeux vitreux et grands ouverts. Le contraste est saisissant avec notre quartier touristique à 5 minutes à pied.
Au moins le commissariat est bien placé et on se dit qu’on a bien fait d’attendre le matin pour y aller.
On entre dans un petit hall. Devant nous deux sdf et un chien. Derrière une vitre une policière. Elle expédie les deux femmes, d’un air blasé et me dit de prendre le combiné de téléphone à droite la vitre tandis qu’elle décroche de son côté. Je lui explique qu’on a trouvé un sac avec permis, cartes bleues de crédit et du cash. Elle me demande de faire passer le sac par une fente et me dit c’est bon on va essayer de retrouver le propriétaire. Et c’est tout. Pas de formulaire à remplir, pas de question sur l’endroit où on l’a trouvé. On espère que sa propriétaire récupérera tout, argent compris.
Retour à l’hôtel, on fait les bagages et Céline va chercher la voiture qu’on a laissé dans un garage durant 3 jours.
Quand elle arrive devant l’hôtel, on a un problème avec la voiture. Le voyant « brake »
est allumé en rouge. On vérifie le manuel : c’est le frein à main qui est enclenché. Ce sont les voituriers du parking qui l’ont enclenché mais le problème c’est qu’on ne sait pas comment l’enlever !
D’ailleurs, depuis 3 semaines on se dit que c’est bizarre qu’il n’y ait pas de frein à main, car à chaque fois qu’on coupe le contact la voiture systématiquement avance de quelques centimètres. C’est pas grand chose mais c’est stressant.
Impossible de trouver comment le dé-enclencher. Céline redémarre mais non , on sent que ça frotte. Comme on est devant notre hôtel, Céline va demander de l’aide. Et un employé très gentil vient voir. Il trouve tout de suite. C’est une pédale près du frein. On pensait que ça servait à ouvrir le capot.
Vers 10h on part enfin pour notre première étape : l’université de Berkeley. Un grand campus, des pelouses, des arbres, de grands bâtiments en pierre et même un campanile.
On décide de visiter une des nombreuses bibliothèques du campus. Il y a de nombreuses affiches demandant de respecter le calme des lieux. Et effectivement l’ambiance est paisible, studieuse et sereine. Les moulures au plafond, les rayonnages de livres anciens, les lumières tamisées, tout incite à la réflexion et au calme. Julie se verrait bien réviser ici.
PS: appel aux dons, les frais de scolarité ( hors logement, nourriture et tout les autres frais pour vivre) s’élèvent à 30.000$ par semestre !
Nous rejoignons ensuite la Highway One, dite « Pacifica », qui longe l’océan. On a prévu de suivre la côte, profiter des points de vue et des plages.
Le plan est un peu pourri, tout comme le temps. Notre brouillard de San Francisco est installé sur toute la côte. Il fait froid, le ciel est gris et on a une visibilité d’à peine 100m au maximum.
En plus il y a des bouchons ! Le point positif sera le restaurant italien servant d’excellentes pâtes.
On arrive à notre camping vers 17h30. Camping car on est proche de la Sillicon Valley et avec les ingénieurs d’Apple, Facebook et Google, les prix des hôtels ne sont pas dans nos grilles de prix.
On campe chez un particulier qui loue son ranch. Il y a 3 emplacements et c’est bien équipé, table, banc et le traditionnel barbecue.
Comme on a froid, on fait un gros feu, on grille un steak et des marshmallows, ce qui rend la soirée bien agréable.
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😘
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